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Art-Histoire-Littérature

Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.

26 Octobre 2014 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

L’Europe de la deuxième moitié de XIXème siècle connait de profonds bouleversements dus à l’industrialisation. L’émergence d’une classe ouvrière de plus en plus importante met en place un climat social de plus en plus tendu. L’Angleterre du milieu du XIXème voit la mise en place de projet de construction d’ensembles d’habitation ouvrière, projets humanistes voulant donner aux ouvriers un meilleur cadre de vie, donnant ainsi naissance aux premières citées-jardin. La même époque voit en France la réalisation de communauté idéales, comme les phalanstères, exemple : familistère de guise, construit par l’entreprise Godin. La concentration industrielle, qui est alors un phénomène nouveau amène à vouloir faire une ville moderne, moderniser et assainir, mais aussi retrouver une harmonie entre l’homme et son environnement. (Période hygiéniste, découvertes de pasteur…)

Cette période voit également l’avènement de nouveaux matériaux de construction, comme le métal dont le meilleur exemple est le Crystal Palace clou de l’exposition universelle de Londres en 1851. Ces nouveaux matériaux permettent de répondre plus facilement aux besoins grandissants.

C’est une période de tension entre un monde moderne industriel qui se met en place est les restes d’un monde agricole et artisanal. Cette tension est un des éléments constitutif de la naissance des différends mouvement d’art décoratif de la fin du XIX, et début XXème siècle en Europe. La naissance des arts décoratif, s’accompagne d’un perpétuel paradoxe : vouloir concevoir des objets utile et beau, remettre l’artisanat à l’honneur en produisant des objets pour le peuple, avoir un idéal socialiste en réalisant des architectures et ameublements aux matériaux raffinés.

Plusieurs théoriciens vont mettre en place des axes de réflexions qui seront la source de références nombreux artistes européens :

Le premier est John Ruskin (1819-1900), dénonçant la misère matérielle et morale dans la quelle se trouve les classes ouvrière anglaise, il accuse le « machinisme « qui pour lui en est la source. Il défend l’unité des arts et prône l’embellissement des intérieurs domestiques. Pour lui les deux sources d’inspirations doivent être le moyen âge et la nature. Le moyen âge comme étant pour lui le meilleur exemple de l’association de tous les arts dans la réalisation d’ensembles architecturaux, et la nature. Donner un nouveau souffle à l’artisanat et ainsi retrouver une harmonie entre organisation sociale et processus de production.

Ces idées furent reprisent et diffusées par les artistes du mouvement arts and crafts, qui sera le creuset de l’art nouveau et de l’art déco.

Il est également proches des artistes préraphaélites inspiré du symbolisme, et actif au sein d’un groupe de socialistes chrétiens, initiant des cours de formations continue.

Le deuxième est le Conte de Laborde, archéologue et directeur général des archives de France, est le premier théoricien de l’éducation populaire. , et d’une éducation artistique, « L’avenir des arts, des sciences et des industries est dans leur association. » et enfin Viollet le Duc « tout ce qui pas fait pour le public tout le public est destiné à périr ».

Arts &crafts

Le premier à mettre en application les idées de Ruskin fut William Morris (1834-1996), qui sera à la fois le rénovateur des arts décoratif et actif au sein du mouvement socialiste anglais. Sorte de géni touche à tout il rappelle les figures d’artistes humanistes de la renaissance. Il souhaite replacer l’artiste au cœur de la société, et introduire l’art dans la vie quotidienne. S’élevant contre la laideur de la production industrielle.

Il fondera en 1861 la maison « Morris, Marshall, Faulkner & co » maison de décoration intérieure : papiers peints, meubles, tapisseries et tout objet de la vie quotidienne. Morris dessinera de nombreux papiers peints, leur innovation réside dans la stylisation des motifs floraux.

La société sera liquidée en 1874 ; mais il fonde une maison d’édition en 1890. S’impliquant dans l’action sociale. Il revendique un art pour tous, ne faisant plus de distinction entre les arts dit majeurs et les arts mineurs, et réhabilité l’artisanat et le travail manuel. « Un art ne peut être vraiment grand et puissant que si il est, comme il fut jadis, l’expression des aspirations du peuple vers la beauté et la vraie joie de la vie ». Sa volonté et de réunir tous les arts afin de créer un environnement.

Les idées de Ruskin et de Morris, seront déterminantes, et seront à la source de la formation d’un style nouveau et moderne, se situant en équilibre entre art et industrie. Ce nouveau style va bouleverser l’esthétique victorienne.

Leurs idées peuvent se définir en quatre points :

  • Rejet des traditions académiques.
  • Observer et imiter la nature.
  • Transformer le cadre de vie : le bonheur est dans la rue, dans la maison.
  • Faire un art pour tous.

Il aura une forte influence sur un ensemble de jeunes artistes : Walter Crane, Arthur McMurdo, Baillie Scott, Charles Annesley Voysey, Robert Ashbee. Tous architectes et designer, et militant socialiste.

En Ecosse, à Glasgow, un groupe de jeunes artistes, qui sont en relation avec William Morris, vont s’appeler le groupe des quatre : Charles Rennie Mackintosh, Herbert Mac Nair Frances et Margaret Macdonald. Concepteurs d’architecture, de mobilier, de décoration très raffiné, la caractéristique de leur travail est d’allier rationalisme et fantaisie. Un cadre rigide de lignes horizontales et verticales, dans le quel s’inscrit un décor de courbes et de contre courbes dont l’influence principale est la nature élément constitutif du style organique, mais également les motifs celtes. Constructif et décoratif à la fois, le travail de Mackintosh est peu reconnu en Ecosse et en Angleterre, Ce sera grâce à des expositions en Autriche que son deviendra une référence incontournable pour les artiste de la sécession viennoise. « La forme doit être conditionnée par la fonction, pas de pur ornements arbitraires ». Son épouse Margaret Macdonald, collabore avec lui lors de la réalisation des « tea rooms », pour la ville de Glasgow.

Ces innovations se répercuteront jusqu’aux US, dans l’œuvre de Tiffany par exemple.

La naissance de l’art nouveau :

Bruxelles le groupe des XX

Bruxelles est alors un carrefour, où foisonnent nouvelles idées politiques, littéraires et artistiques. Des revues d’avant-garde se fondent, inspirée par le symbolisme qui imprègne alors aussi bien la littérature, la peinture, la sculpture, que l’architecture et les arts appliqués. Largement inspiré par les écrits de William Morris, ces revues insistent sur la nécessité de fonder des écoles d’art appliquée. C’est en 1884 que nait l’expression art nouveau. Ce terme a été lancer dans un des numéro de l’art moderne/

Le symbolisme :

La fin du XIXème siècle voit de nombreux bouleversements dans les arts, les idées académiques telles qu’elles pouvaient s’exprimer chez Ingres, montrent un immobilisme : l’art se jugeant à la fidélité aux idéaux du passés, et les courants d’avants garde, initier par Delacroix puis les impressionnistes, nient toute référence au passé faisant de l’art une « observation neutre de la nature ».

Une nouvelle génération va se tournée vers l’imaginaire, l’intériorité, le monde extérieur est toujours un sujet, mais il ne sera plus traité tel qu’on le voit mais tel qu’on le ressent ! Ce sentiment peut être exprimé par un travail sur la réalité observée. Tel Gauguin qui peint un paysage « émotif ». Cette nouvelle conception de l’art, entraine ces artistes à vouloir vivre en accord avec leur art, et ne plus séparer l’art de la vie. Cet ensemble d’artistes confrontés a l’essoufflement de l’académisme, et au refus de l »impressionnisme sont à la recherche de nouvelles images. Ils montrent un intérêt pour l’occultisme, l’exotisme, le mysticisme et se rassemblent au salon rose+croix, sous l’influence de personnalités excentriques tel que Sar Péladan. Baudelaire, Théophile Gautier, Mallarmé, Verlaine, Huysmans, voient dans la fonction de l’art d’évoquer l’indéfinissable. Les symbolistes transforment la vie en une œuvre d’art, et l’art s’applique à la vie. Les peintres s’inspirent des arts du japon, sont à la recherche du primitif. Aplats de couleurs, Utilisation du décoratif, et des symboles. Et libère aussi bien la couleur que la forme de son rôle descriptif. Gustave Moreau, Odilon Redon, Puvis de Chavannes, Paul Sérusier, et les peintres préraphaélites Burnes Jones, Rossetti.

Ces pensée, et doctrines symbolistes se retrouve dans les écrits de Camille Lemonnier, Maurice Maeterlinck, ou encore Emile Verhaeren. Ces artistes qui seront présents à la fondation du groupe des XX. C’est l’avocat Octave Maus, qui à la tête de avants gardes fonde la revu « l’art moderne » afin de promouvoir ces nouvelles idées, il sera aussi à l’origine du rassemblement d’artiste qui souhaite défendre un art intransigeant, s’insurgeant contre l’académisme. Walter Crane, participe à la huitième exposition du groupe des XX, largement remarqué il aura un influence considérable sur les jeunes artistes belges. Ils sont fascinés par ce souci « d’embellir l’environnement individuel », portée par des idéaux socialistes.

Victor Horta, (1861-1947), une partie de sa formation se fait à Paris entre 1889 et 1890, moment où la capitale connait une effervescence artistique qui marquera profondément le jeune créateur. Il visite l’exposition universelle où il est frappé par la tour Eiffel. Les premières constructions réaliser par le jeune architecte, montre l’importance de l’observation de la nature, tel qu’elle a pu être recommandée par J.Ruskin. Le style de Horta peut être qualifié de « floraliste » ondulations et arabesques, le fameux « coup de fouet » qui caractérise sont travail. Il aussi un innovateur, car il utilise largement le fer, alors encore méprisé et le verre, il met ses matériaux à l’honneur, ceux-ci deviendront les matériaux de prédilection de l’architecture moderne et contemporaine. A l’image de William Morris les constructions de Horta ne sont pas de simples architectures, toute la décoration intérieure et conçue par l’artiste. Hôtel Solvay, la maison du peuple, il est dès 1898 considéré comme le père de l’architecture moderne. Les années 1916 1919 sont marquées par un voyage aux états unis, où il rencontre les grands noms de l’école de Chicago. C’est à partir de ce moment que ces constructions montreront un style de plus en plus dépouillé, ainsi que l’utilisation du béton

Henri Van de Velde (1863-1957).

Jeune peintre néo impressionniste anversois il fonde a Anvers un groupe qui est l’équivalent du groupe de xx, après une courte formation à l’académie des arts d’Anvers il part pour Paris. Egalement poètes ces écrits montrent la forte influence des symbolistes. Un de ses maitre a pensé : William Morris. Ce qui l’amène à réfléchir à la diffusion de l’art dans la vie quotidienne : à la décoration. Sa première œuvre en tant qu’architecte et décorateur et sa propre maison, qu’il conçoit au moment de son mariage : Bloemnwerf à Uccle. Il conçoit, l’architecture, le mobilier, le dessin des tapisseries, j’jusqu’a la vaisselle, et aux robes et bijoux de sa femme. Cette premières œuvre architecturale est moquée par les architectes « bourgeois » et acclamés par ceux qui soutiennent les innovations d’avant-garde. Parmi ces derniers Le marchand S Bing, commande de nombreux objets à van de Velde qui seront aussi bien exposé à Paris qu’a Dresde. Van de Velde va lui aussi fonder sa société, une fabrique d’art appliqué à l’image de W. Morris.

Van de Velde va partir pour l’Allemagne en 1899, Berlin, puis Weimar à l’invitation du grand duc de Saxe-Weimar, où il fond un institut d’art décoratif. Son style c’est tout a fait épuré. Il influencera durablement l’architecture et les arts décoratifs allemands. Il sera un des premiers artistes abstrait, se détournant du « floralisme » pour aller vers le « linéarisme », il souhaite retrouver une nécessité entre l’objet et sa forme. Il recommande Gropius pour reprendre la direction de son école, qui deviendra après la guerre, l’école du Bauhaus, dont il reste une des références majeures.

L’école de Nancy

Emile Gallé (1846-1904) nancéen et fils du directeur d’une fabrique de porcelaine, Emile Gallé, après des études brillantes fait un voyage en Allemagne et se forme dans une verrerie de Miesenthal. A son retour il sera dessinateur dans la fabrique de son père, puis pendra lui même la tête de la fabrique en 1874. Convaincu de la nécessité d’une réforme des arts décoratifs, Gallé travail aussi bien la terre, le verre que le bois. Il également botaniste amateur, il dit « Mon jardin est ma bibliothèque ». Sa verrerie montres des effets de couleurs subtils, des formes organique avec une dimension poétique, des vers symboliste ponctue ses pièces. « soucis de plaire », un crapaud émerge des eaux dormantes, il semble pouvoir emprisonner dans ses verreries les effets atmosphériques, les brumes, les clairs de lune, en ce qui concerne le mobilier il réalisera les « meubles parlant » : où se mêlent marqueteries raffinée et poèmes symboliste. Il se place dans la suite de W. Morris, et Van de Velde, le missionnaire qui doit apporter la beauté au peuple. Dans un article en 1900 Gallé s’affirme comme naturaliste. C’est en 1901 qu’il fondera l’école de Nancy. La grande invention de Gallé se situe dans son approche tout nouvelle du verre, faisons de nombreuse recherche et inventant de nouveaux procédés.

Victor Prouvé, (1858-1943) lui succédera à la tête de l’école. Son père travaillait dans la fabrique Gallé, et lui mime suit des cours de dessins, avant d’entrer à l’école de beaux arts de Paris. C’est a partir de 1889 qu’il commence a travailler avec Emile Gallé, sur des meubles, il réalisera également des reliures, « reliures tableau » où reliures bas relief ». Son art est également d’esprit symboliste. Il travaillera pour l’orfèvrerie, ainsi que pour des brodeurs, afin de fournir des modèles. De retour à Nancy en 1901, il est comme Gallé de sensibilité socialiste, et est conduit par les mêmes idéaux.

Les frères Daum, Auguste (1853-1909) et Antonin (1864-1930) vont travailler dans l’esprit de Gallé, ainsi que Louis Majorelle (1859-1926) comme Gallé la flore et la faune est à la source de leur inspiration.

L’art nouveau à Paris

Siegfried (Samuel ou Salomon) Bing (1838-1905) directeur de fabrique de céramique en Allemagne, il fait un voyage en extrême orient, chine, japon dont il revient avec toute une collection d’objets, qu’il présente a l’exposition universelle de 1878. Il lance la revue Le japon artistique. Antiquaire avisé il va aussi promouvoir l’art moderne en Europe. Il est en relation avec Nancy, la Belgique, fait un voyage à New York où il rencontre Tiffany. On retrouve chez Bing, comme chez tous les défenseurs de l’art nouveau cette idée de réduire la distance entre l’Art et l’Utile. Il rassemblera un groupe d’artistes et artisans pour concevoir des décorations art nouveau : George de Feure, Eugène Gaillard, Eugène Colonna.

Hector Guimard, (1867-1942), professeur à l’école des arts décoratifs il rejette le classique, et dit lui préféré le gothique et les japonais. Fait un voyage en grande Bretagne puis il rencontre Horta à Bruxelles, l’influence de son maitre à penser se retrouve dans sa première construction : Castel Béranger. Il y appliquer cette unité complète intérieure-extérieur caractéristique de Horta. Ainsi apparait en France les premières constructions Modern style, décrier par les « classiques » il sera applaudi par les symbolistes ! Il s’intitulera « Architect d’art ».

C’est en 1886 que commence les projets pour le métro parisien, dès ce moment des architectes s’élève réclamant pour le métro un habillage « artistique ». La compagnie lance alors un concours pour les édicules destiné à couvrir les entrées du métro. C’est Adrien Bénard, président du conseil d’admis ration, grand amateur d’art nouveau (sa salle à manger de Champrosay est réalisée par Alexandre Charpentier dans ce style) qui choisi Guimard. Ce qui ne ce fit pas sans critiques et protestations. Il va évoluer vers des formes de moins en moins tourmentée, pour aller vers des lignes sobres, comme l’avait fait Horta. Et participe après la guerre à la formation de la société des architectes modernes.

René Lalique (1860-1945) suis une formation de bijoutier, et passe deux année en Angleterre où il poursuit sa formation en art, de retour en France, il dessine pour des fabricants de bijoux, l’un d’entre eux lui cédera sa maison en 1886. C’est en 1893 que suite à un concours son travail largement inspiré de la flore est récompensé. C’est bijoux correspondent à l’univers des symbolistes qui applaudissent son travail. Il réalise des bijoux pour Sarah Bernhardt, et Loïe Fuller, qui incarnent la femme art nouveau. C’est vers 1907 qu’il travail de plus en plus pour la parfumerie et créer des flacons. Il saura évoluer, et expose en 1925, une esthétique très moderne.

Cette époque est celle des expositions universelles, à Paris, Londres, Munich, qui permet la diffusion du mouvement arts and crafts et des innovations art nouveau, qui seront largement diffusé par le biais de l’affiche, qui connait un essor, et est largement influencé par les estampes japonaises. Mucha est un des artistes qui réalisera des affiches, ainsi que Toorop, ou encore Henri de Toulouse Lautrec. Nait un art graphique international.

Autriche : sécession

Allemagne : jugendstil

C’est en 1894 qu’est fondée la société Pan, son but : organiser des expositions, des spectacles et édité une revue, Henri van de Velde sera un des collaborateurs de Pan ; dès le premier numéro la revue affiche une esthétique « floraliste ». Des expositions d’affiches sont organisée a Hambourg : Mucha ; Toulouse-Lautrec, Crane, Beardsley sont présentés. Le catalogue revendique ses sources : arts & crafts, et les artistes belges. Et développe les mêmes théories socialistes. Faire un art pour tous, faire descendre l’art dans la rue. Au même moment l’Allemagne voit la diffusion de l’art japonais, grâce à des ouvrages, et un renouveau des arts décoratifs. C’est à Hambourg que nait ce que l’on appellera le jugendstil, dons les deux principaux artistes seront Peter Behrens, et Otto Eckmann. Cependant le centre artistique se trouve à Munich. Où ont lieu des expositions internationales, en 1867 et 1897, qui feront découvrir des artistes français comme Courbet et Corot. Le prince régent favorise les beaux arts, et le climat politique permet la naissance de journaux pacifistes, libéraux et anticléricaux comme Simplicissimus et Jugden. Les couvertures de Jugden montrent un gout affirmé pour les tendances art nouveau. L’exposition internationale de 1897, présente des œuvres d’Emile Gallé. Le floralisme va alors rapidement conquérir architecture et arts décoratifs. Grace aux œuvres d’Otto Eckmann (1865 - 1902), affichiste, typographe, ébéniste et céramiste, les arabesques florales, August Endell (1871-1925) et Hermann Obrist (1863-1927).

Obrist est un des fondateurs des ateliers réunis pour l’art et l’artisanat, son œuvre se rapproche de l’école de Nancy. Sa spécialité est la broderie, pour la quelles il réalise des cartons, dans les quel s’exprime le « floralisme ».Otto Eckmann élève de l’école des arts décoratifs de Hambourg, épanouie dans les illustrations et l’inventions des caractères typographiques. August Endell est originaire de Berlin, artiste autodidacte, il prend lui aussi la nature pour modèle. Ses formes sont portant abstraites. Créant des décors étonnant comme pour la maison Elvira. Lui aussi prône un intérieur qui correspond à l’architecture.

Peter Behrens (1868-1940) hambourgeois, il travail à Munich, architecte, peintre graveur, décorateur, il est aussi influencé par le Jugendstil. Il est appelé a Darmstadt, par le grand –duc de Hesse, ce dernier avait confier la décoration de deux pièces de son palais a deux artistes anglais, Baillie Scott et Ashbee qui conçoivent un décor minimaliste. Puis avec l’aide d’A. Koch le grand duc installe une colonie d’artistes, tous inspiré par l’art nouveau. Peter Behrens, mais aussi joseph maria Olbrich (élève de Otto Wagner) feront partie de l’aventure .Leur style influencé par l’art nouveau va cependant évoluer vers une plus grande sobriété sous l’influence des œuvres de Scott et Ashbee. Il deviendra le fondateur de l’école rationaliste allemande. Gropius et Mies van der Rohe travaillerons dans son agence. en 1905 l’art nouveau en Allemagne c’est dépouillé de ses arabesques pour suivre des lignes droites, réalisant un idéal de rigueur.

Autriche : Sécession.

Le règne conservateur de François Joseph avait éteint la vie culturelle et artistique de l’Autriche. Cependant ouvertes aux nouveautés techniques et scientifiques, l’art nouveau parvient à s’infiltrer et à essaimer. Ce sont un groupe d’artistes qui en 1897 fonde le mouvement sécession, qui sera la version autrichienne de l’art nouveau. Rassemblant aussi des peintres, Gustav Klimt, que des architectes, Otto Wagner, que des créateurs, joseph Hoffmann. Ils vont exposer hors de salon officiels et fonder leur revue : Ver Sacrum. Gustav Klimt, ancien élève des arts décoratifs, lui même influencer par Khnopff, et Toorop en sera le principal inspirateur. En ce qui concerne l’architecture et les arts décoratifs les figures marquantes sont :

Otto Wagner (1841-1918) ancien suiveurs des lignes académiques, il dira « seul ce qui est pratique peut être beau », il fait un voyage en Belgique où il découvre l’art nouveau, il va cependant rapidement reprendre une ligne très épurée. Comme le montre la caisse d’épargne de vienne. (1904-1906)

Joseph Hoffmann (1870-1956), professeur à l’école des arts appliquée de vienne, en 1899, il réalise pour l’expo universelle de 1900 à Paris deux salles très inspirées de Olbrich, couleurs claires ponctuées de lignes sombres. Il collaborera avec Gustave Klimt pour la réalisation de décors intérieurs. Il est le fondateur en 1903, des ateliers viennois « Wiener Werkstätte », qui permet de rassembler artistes et artisans afin de créer des objets qui ont pour principe premier l’Utile. Les pièces des WW vont être critiqué par les revues française comme étant trop dépouillé, trop géométrique. Le chef d’œuvre de Hoffman pourra se réaliser grâce à un grand financier belge Adolphe Stoclet, qui lui commandera un hôtel particulier (1904-1911). L’ensemble de la décoration intérieur fut exécuter par les ateliers viennois, le palais Stoclet est la première architecture moderne qui se dégages des traits caractéristiques du moderstyle. Ce dernier provoqua cependant le scandale. L’art nouveau est mort, les arabesques formalistes disparaissent, dorénavant la ligne, et la forme pure deviennent les caractéristiques de l’architectures et des objets décoratifs.

Adolph Loos (1870-1933), sera le membre de l’atelier viennois ww qui simplifiera son style à l’extrême, il a une formation d’ingénieur, et a fait un séjour aux Etats unis. Des toit plats, des murs lisses, pas de d’ornements. Pour l’ornement est du « folklore » et il revendique un art moderne, pur. Ces artistes font entrer dans un nouvel âge de l’architecture et de la décoration.

La première guerre mondiale freinera ses avancées, et ce n’est que dans la deuxième moitié des années 20 que l’on verra l’architecture et les arts décoratifs reprendre leur envol, vers des formes toujours plus modernes. Ce survol des l’émergence de l’art nouveau en Europe amène nécessaire a faire des impasses. Il faudrait évoquer les versions italiennes : le style « Liberty », et Catalane avec la personnalité de Gaudi. Ainsi que les créations américaines.

Il faut souligner la diffusion du modern style à toute l’Europe, jusqu’ ‘au états unis, créant un langage internationale. L’idée centrale est de réunir tous les arts et de créer un environnement. Les artistes ont conscience de l’importance de la fonctionnalité, mais le beau doit conquérir tous les objets de la vie quotidienne, est les formes inventée pour les objets, va conquérir l’architecture, on peut alors parler d’architecture objet. Il y a déplus un sorte de dernière réaction contre l’industrialisation et le machinisme, pour remettre a l’honneur la production artisanale. Il y a cependant un manque réel de réflexion sur l’urbanisme, les architectures étant des éléments « individu » placé dans le tissu urbain sans recherche de cohérence. Ce qui parait contradictoire avec la recherche d’environnement qui ce faite de l’architecture à la décoration intérieure. L’art nouveau charrie des images fortes issues de l’art symboliste, où se lie mysticisme, érotisme, naturalisme.

L’art nouveau connait un essor très rapide mais meurt aussi brutalement, 1880-1900. Dès 1888 Charles Voysey propose déjà une architecture plus austère. Mais c’est surtout à viennes que rapidement les architectes du groupe sécession vont insister sur l’importance de la structure, qui doit être premier par rapport au décor. Il important aussi de souligner la présence de Mackintosh à Vienne. Ce qui se retrouvera dans l’école de Chicago très rapidement. De plus de nouveaux matériaux de constructions voient le jour comme le béton armé. Il faut aussi évoquer de nouveaux courants artistiques comme le cubisme qui va influencer le regard vers une nouvelle esthétique.

Après la première guerre mondiale :

L’Art déco :

L’art déco est aujourd’hui considéré comme le prolongement de l’art nouveau. Bien que limité chronologiquement entre 1920 et 1930, les années d’avants guerre en montre les prémices. Ce style est le résultat de la convergence d’influences diverses : Les avants gardes artistiques comme le cubisme (leçon de Cézanne « la nature peut se traiter par le cylindre la sphère et le cône », le fauvisme (la couleur est expressive, et la construction de l’espace par la couleur), futurisme, et le constructivisme (une nouvelle conception de l’espace). Ainsi que l’orient, et l’Egypte antique, et l’extrême orient, et l’art nègre. Ainsi que le gout et la fascination pour la machine (voiture, avions…), le cinéma par la diffusion de ses film met en avant ce gout moderne, dans le monde entier.

Sans oublier les formes venues du monde industriel. D’autre évènement artistique vont se répercuter sur les arts décoratifs, et en particulier l’univers coloré, luxueux et exotique qui est présenté par les spectacles des ballets russes de Diaghilev. De nombreux artistes collaboreront avec lui pour la réalisation des costumes et des décors.

Sa diffusion sera aussi rapide et étendue que celle de l’art nouveau, et se retrouvera aussi bien dans les pays d’Europe, qu’aux états unis jusqu’en Inde ou en chine. Un des moments forts qui donna au style ses lettres de noblesse fut l’exposition internationale de paris en 1925.

Un des grands principes de l’art déco est l’adéquation de la forme à la fonction. Il va cependant naitre rapidement une tension entre la production d’objets de luxe en série limité, utilisant l’ébène, l’ivoire où encore le galuchat, et les idées modernistes d’un art qui puisse être accessible à tous, et donc la production industrielle en série. Et l’ornementation se fera plus légère et plus discrète. Certains pays mettront en avant l’importance du fonctionnalisme, comme l’Allemagne, et l’Autriche où avait déjà commencé un travail d’épure de la forme. Ces idées connaîtront leur apogée en Allemagne avec l’école du Bauhaus. Idées qui s’étendront à l’Europe du nord.

Exposition internationale des arts décoratifs de 1925 : l’évènement fut le triomphe de l’art déco, de nombreux pavillons sont construits.

  • Le pavillon du collectionneur de Ruhlmann, dont la structure du bâtiment est conçue par Pierre Patout et la décoration intérieur très luxueuse conçue par Ruhlmann.
  • Le pavillon l’esprit nouveau de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, qui marquera les esprits par l’application à l’architecture et à la décoration du Purisme. Réaliser un « équipement », standardisation des volumes. « Une maison est une machine à habiter »
  • Le pavillon russe par Melnikov.
  • Le pavillon d’une ambassade Française par la société des artistes décorateur.aux nombreux espaces dont un bureau bibliothèque, par Pierre Chareau. Cet architecte et décorateur, fut une des personnalités les plus créative de la période, comme le démontre la maison de verre qu’’il réalise pour le docteur Dalsace.

Les nouveaux matériaux comme le béton armé permettent également de mettre en œuvre cette esthétique de la sobriété.

Le style art déco, touche tous les domaines, architecture, décoration, bijoux, mode, avec des personnalités comme Paul Poiret, qui fonda l’école Martine.…..

L’école du Bauhaus, 1919-1933 de Weimar à Dessau.

L’école du Bauhaus, est le résultat de la fusion d’une école d’art appliqué et d’une école des beaux arts conçue par Henri Van De Velde (qui demeurera le maitre à penser, la référence). Après des débuts plus romantiques et idéalistes l’école se réoriente grâce à Walter Gropius son premier directeur vers un programme plus pragmatique ; elle a pour but de former des artistes capable de réaliser des prototypes pour l’industrie. Et pour cela il souhaite réformer l’enseignement artistique. C’est cet enseignement particulier du Bauhaus, qui fera de cette école un mythe. Cet enseignement se fait en plusieurs étapes et comprend dans ses étapes essentielles : l’étude des matériaux, la théorie des couleurs et le dessin. Un autre professeur emblématique du Bauhaus fut Théo van Doesburg, qui y introduit les principes, et l’esthétique du groupe de Stijl.

Le design industriel tel qu’il existe aujourd’hui prend sa source dans l’école du Bauhaus. Rassembler les arts, et concentré tous les arts vers un but ultime : l’architecture.

Des artistes vont faire des objets décoratifs, et participe à ce grand mouvement d’associer art et vie quotidienne, de mettre l’art dans la vie :

Matisse, Derain, Picasso, Delaunay, Giacometti

Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.
Les arts décoratifs de l’art nouveau à Giacometti.

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