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Art-Histoire-Littérature

Le Post impressionnisme

7 Novembre 2014 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

En 1910 Roger Fry, un éminent critique d’art anglais organise, aux « Grafton Galleries », une exposition « post impressionniste », le terme fut inventé lors d’une discussion avec un journaliste qui voulait, une appellation commode pour définir le genre de peinture montré dans cette exposition. Le titre exact de l’exposition était « Manet, et les post impressionnistes ». L’exposition fera grand bruit et scandale,

« Le public de 1910 fut secoué par des paroxysmes de rire et de colère. On allait de Cézanne à Gauguin, et de Gauguin à Van Gogh, on passait de Picasso à Signac, et de Derain à Friez et on éclatait de fureur. C’était une plaisanterie, c’était se moquer du monde. » Virginia Wolff," la vie de Roger Fry".

Malgré les réactions du public, Roger Fry organise une seconde exposition post impressionniste en 1912.

Est alors lancé le terme de post impressionnisme, un art qui donc se situe dans la lignée des inventions impressionnistes, mais qui va aller plus loin dans ses recherches formelles.

Sont ainsi regroupés dans les artistes postimpressionnistes :

Les néo-impressionniste : Georges Seurat, Paul Signac, H.E Cross, et les d’autres artistes de leur mouvement.

Mais aussi des artistes qui vont être inspirés par la liberté apportée par les impressionnistes dans le choix de leurs sujets, mais aussi la touche et la couleur. Pour reprendre ces éléments à leur compte est les mener plus loin. Ces artistes sont des personnalités qui ne rentrent dans aucun mouvement !

Cézanne, Picasso (cubisme), Van Gogh, Gauguin (Nabis), Derain et Matisse (fauvisme,) Toulouse Lautrec.

1) Les néo impressionnistes :

Il nous faut évoquer l’année 1863, où le jury du Salon, refuse plus de 3000 œuvres sur les 5000 envoyées. Napoléon III informé des contestations des postulants, décide une exposition des refusés qui se tiendra au palais de l’industrie (bâtiment construit pour l’exposition universelle de 1855).Mais cette décision fut largement contestée par l’Académie. L’exposition fut un échec complet pour les artistes, et l’expérience ne fut pas reconduite.

Il faudra attendre 1884, la création du salon des artistes indépendant pour que les artistes puissent enfin présenter leurs œuvres librement sans être soumis a un jury.

« Sans jury ni récompense »

L’exposition des artistes indépendants de 1884 a lieu du 15 mai au 1er juillet 1884, autorisée par le ministère des beaux arts et la ville de Paris. Elle aura lieu dans le baraquement B, cours des tuileries (baraquement qui avait était construit pour abrité provisoirement un service des Postes et Télégraphes).402 artistes répondent à l’appel et fondent la société des artistes indépendants.

« Tous ceux qui aspiraient à se débarrasser du joug du jury, tous ceux qui se désintéressent des combines électorales et des récompenses répondirent à l’appel. » Paul Signac.

Georges Seurat y présente une

  • baignade à Asnières, « tableau peint a grande touches plates , balayées les unes sur les autres est issue d’une palette composée comme Delacroix, de couleurs pures et de couleurs terreuses, de par ces ocres et ces terres le tableau était terni et paraissait moins brillant que ce que peignait les impressionnistes avec leur palette réduite aux couleurs du prisme, Mais l’observation des lois du contraste, la séparation des méthodique des éléments-lumière, ombre, couleur locale, réactions- leur juste proportion et leur équilibre, conférait a cette toile une parfaite harmonie »P. Signac
  • H.E. Cross Coin de jardin à Monaco, tableau encore très impressionniste, mais aux tonalités particulièrement lumineuses.
  • Paul Signac Pont d’Austerlitz.

C’est là que Seurat, Signac, et Cross, qui découvrent dans leurs peintures les mêmes recherches se rencontrent. Ensembles ils commencent à élaborer une manière de peindre, que l’on appellera « néo-impressionnisme », ou « chromo-luminariste », les deux termes sont proposés par le critique d’art Félix Fénéon, qui soutient les recherches menées par ces jeunes peintres. Leurs objectifs sont opposés à ceux de l’impressionnisme, en effet les impressionnistes privilégient la touche au détriment du dessin et font une peinture instinctive, alors que les néo-impressionnistes cherchent à retrouver dans leur peinture une ordonnance une construction, sans pour autant perdre les apports de l’impressionnisme dans le rendu de la lumière. Ils cherchent à rénover l’impressionnisme à la rendre plus rigoureux.

Ils basent leur approche de la peinture sur des textes scientifiques. Leurs références sont :

  • d’Eugène Chevreul : De la loi du contraste simultanée des couleurs et de l’assortiment des objets colorés, considéré d’après cette loi dans ses rapport avec la peinture. (1839) Et Des couleurs et de leurs applications aux arts industriels, à l’aide des cercles chromatiques (1864)

Dont la théorie principale expose comment « toute couleur diffuse sa complémentaire. Ainsi un objet rouge colore ses abords en vert ».Lorsque votre œil se charge de rouge il va nécessairement décharger la couleur complémentaire : le vert.

De plus Chevreul insiste sur le fait que le mélange pigmentaire sur la palette des couleurs complémentaires donne une non couleur : brun-gris terne, alors que le mélange optique donne un brun gris vibrant et lumineux.

  • Charles Blanc : Grammaire des arts du dessin (1867)

Charles blanc y expose le principe du mélange optique. Diviser le ton local, et ne pas faire le mélange sur la palette, mais juxtaposer de petites touches sur la toile. Pour que ce soit l’œil du spectateur qui recréer le mélange. Ce qui permettrait d’obtenir des couleurs qui ont plus d’éclat. Ce qui amène les artistes divisionnistes à fragmenter systématiquement la touche et de n’utiliser que les pigments purs. Mais aussi faire le choix d’une touche proportionnée aux dimensions du tableau.

« La loi des complémentaires une fois connue, avec quelle sureté va procéder le peintre, soit qu’il veuille pousser à l’éclat des couleurs, soit qu’il veuille tempérer son harmonie »C.Blanc

« Les néo impressionnistes, comme les impressionnistes, n’ont sur leur palette que des couleurs pures. Mais ils répudient absolument tout mélange sur la palette, sauf bien entendue, le mélange de couleurs contigües sur le cercle chromatique, celles-ci dégradées entre elles et éclaircies avec du blanc, tendrons à restituer la variété des teintes du spectre solaire et tous leurs tons …Mais par le mélange optique de ces quelques couleurs pures, en variant leur proportion, ils obtiennent une quantité infinie de teintes, depuis les plus intenses jusqu’aux plus grises. » P. Signac

« Le divisionnisme c’est : le mélange optique des teintes et des tons répudiant tout mélange sur la palette « Signac

  • Charles Henry : Introduction a une esthétique scientifique (1885) il développe une théorie des contraste de lignes qui fait de l’art une science : lignes ascendante = joie, lignes descendantes=tristesse, couleurs vives = euphorie, couleurs sombre = mélancolie.

« Sa composition linéaire une fois déterminée, le néo-impressionniste songera a compléter par une combinaison de directions et de couleurs appropriées au sujet, à sa conception dont les dominantes varierons selon qu’il veut exprimer la joie, le calme, la tristesse ou les sensations intermédiaires. »Signac

Mais également d’autres penseurs comme : Humbert de Superville : Essais sur les signes inconditionnels de l’art1827, D’Ogen.N.Rood Théorie scientifique des couleurs et leur application à l’art et a l’industrie1881, H.Helmhotz L’optique et la peinture1878

On voit peu a peu se mettre en place des idées qui seront reprise au début du XXème siècle, par Kandinsky, Klee, qui seront développée au Bauhaus entre 1920 et 1933, ou encore chez les artistes du groupe de Stijl, Mais aussi par Auguste Herbin. Egalement par les fauves, surtout en ce qui concerne le caractère émotionnel de la couleur.

En 1885 Signac peignant sur les quais de la Seine, rencontre le peintre Guillaumin, qui le présenta à Camille Pissarro. Celui ci invite Seurat, Signac et ses amis artistes indépendants à participer à la VIIIème expo impressionniste de 1886 organisée par Eugène Manet et Berthe Morisot. Mais Degas n’acceptera que Redon, Seurat et Signac.

George Seurat

C’est lors de cette exposition que Seurat exposera son tableau Manifeste :

Un dimanche à la grande Jatte.

Cette toile monumentale fut peinte par seurat entre 1884 et 1886 ; il l’expose donc pour la première fois au VIIIème salon impressionniste. C’est dans cette toile qu’il mettre en place sa théorie qui sera appelée « divisionniste » :

  • Première caractéristique : la toile n’est plus peinte sur le motif, n’est plus un instantanée de l’impression optique du peintre, mais est une élaboration en atelier à partir de croquis et de travaux préparatoires réaliser en extérieur.
  • Un travail de composition : construction des lignes directrices.

-Une grande diagonale qui va de droite à gauche.

-Rythmes des lignes verticales : silhouettes, arbres.

Lignes de construction qui doivent être en harmonies avec le thème choisi. Ici on remarque une ligne ascendante qui est dont un signe de joie, mais aussi des verticales et des horizontales qui tempèrent, et mesure cette joie, donnant à l’ensemble une structure très équilibrée.

  • rythme des ombrelles qui se détachent dans l’espace.

-Malgré les silhouettes très hiératiques, qui donnent une impression figée à l’ensemble de l’image, quelques éléments introduisent le mouvement, comme, les chiens au premier plan, et l’enfant courant à l’arrière plan.

Un travail de contraste : premier plan dans l’ombre, servant de repoussoir aux plans suivant dans la lumière, et permettant par contraste de mettre évidence les plans en arrières. Silhouette sombres qui se détache sur un fond de couleur.

  • Un travail sur la couleur : -mise en pratique de la théorie élaborée par Seurat à partir de différentes recherches scientifique. L’application de la touche divisionniste-petits points de couleurs pure juxtaposée de manière à favoriser un mélange optique. le premier plan dans l’ombre, verts-rouges

Arrière plans dans la lumière, eau, bleu –oranges.

F. Fénéon explique : »Cette pelouse dans l’ombre : des touches en majorités, donne la valeur locale de l’herbe ; d’autres, orangées se clairsement, exprimant la peu sensible action solaire ; d’autres de pourpre, font intervenir la complémentaire du vert ; un bleu cyané, provoqué par la proximité d’une nappe d’herbe au soleil, accumule ses criblures vers la ligne de démarcation et les raréfient progressivement en deçà. A la formation de cette nappe elle même ne concourt que deux éléments, du vert, de l’orangé solaire, toute réaction mourant sous un si furieux assaut de lumière. »

  • Le cadre : Les néo impressionnistes répudient le cadre doré, qui modifie et détruis l’accord coloré du tableau. Ils privilégient les cadres blancs, qui exaltent la saturation des couleurs.

Pour « dimanche à la grande jatte » Seurat peint un « prés-cadre » qui créer un mélange optique de toutes les couleurs du tableau.

Félix Fénéon, critique parut dans la vague 1886, il publie un article dans le quel il donne aux lecteurs le moyen de comprendre, le principe de la division du ton, et de la touche.

« Monsieur Georges Seurat, le premier a présenter un paradigme complet de la nouvelle peinture, son immense tableau, « La grande jatte »en quelque partie qu’on l’examine, s’étale monotone et patiente tavelure, tapisserie :ici, en effet la palette est inutile, le truquage impossible ;nulle place pour les morceaux de bravoure, que la main soit gourde, mais que l’œil soit agile, perspicace et savant ; sur une autruche, une botte de paille, une vague ou un roc la manœuvre du pinceau reste la même ».

La grande Jatte fit scandale, une suite d’injures et de rires. Le très parisien portraitiste Alfred Stevens rameute toutes ses connaissances pour venir du « petit singe tenu en laisse »

On y critique la technique, mais aussi le sujet : les naturalistes et le symbolistes (Huysmans, Alexis) voit un sujet trivial et vulgaire, la promenade dominicale du peuple : pas de quoi faire un tableau !! D’autres comme Paul Adam, admire l’hiératisme des personnages, et y voit un cortège antique !

« Un pécheur à la ligne un simple calicot assis sur l’herbe se fixent dans l’attitude hiératique qu’affectent les ibis sur les obélisques »Maurice Hermel

Alors que Seurat ne voulait qu’une grande composition claire et gaie, il tenait assez peu au sujet, mais s’attachait aux partis pris technique !

Pour lui choix de composition et de couleurs doivent s’accorder au sujet !

Signac propose de donner des numéros aux tableaux, comme pour les œuvres musicales !

Puis il expose à la deuxième exposition des artistes indépendants du 20 aout au 27 septembre 1886, toujours baraquement B où il retrouve les peintres qui feront parti du groupe néo- impressionniste : Signac, Maximilien Luce, Théo Van Rysselberghe, Dubois Pillet, Camille Pissarro et Lucien Pissarro, Argand, il faut remarquer la présence de deux peintres belge ce qui explique les expositions à Bruxelles.

A noter l’engagement politique du groupe a tendance socialiste, voir anarchiste, actif pour certains comme Pissarro où Maximilien Luce.

L’année suivante Seurat entreprend des paysage dans les quels il continue à appliquer ses principes.

Mais c’est une grande composition qu’il va exposer en 1888, à l’exposition des indépendants, Les Poseuses où il applique ces théories au nu féminin. De nombreuses œuvres préparatoires seront nécessaires à la mise en place de cette grande composition, où on retrouve des poses académiques, et/ou le fond de la toile est le tableau présenté en 1886, dimanche à la grande jatte.

Le Cirque, tableau achevé pour l’exposition des indépendants de Mars 1891. Il met au centre de la composition le numéro d’écuyère de cirque Fernando.

Georges Seurat meurt prématurément d’une angine foudroyante, à 31 ans. Il laisse pourtant déjà une œuvre importante, en effet il travaillait « jour et nuit », c’était un caractère décrit par ses amis comme grave et austère, voire obstiné et taciturne. Paul Signac s’attachera faire connaitre l’œuvre de son ami, et ce en particulier grâce au texte qu’il lui dédie : D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme.

Seurat avait une approche un peu différente de celle de Signac, il y a en effet dans se textes (rares) une dimension ésotérique, la récurrence des mots harmonie et rythme, et l’idée que cette technique lui permettrait d’atteindre l’harmonie universelle. Ce qui révèle chez lui des ambitions aussi bien métaphysique que scientifique.

Paul Signac (1863-1935)

Il y a chez lui une conception, tout a fait « positiviste », l’idée de progrès, d’évolution scientifique voir morale qu’il développera dans son texte, D’Eugène Delacroix u néo –impressionniste.

Il travaille en étroite collaboration avec Seurat qu’il rencontre en 1884, et pose avec lui les bases scientifiques du néo impressionnisme.après la mort de Seurat il est celui qui deviendra le chef de file du mouvement. Ses premières toiles sont impressionnistes, mais on y voit déjà les prémices de ce qui deviendra le mélange optique. Il expose au premier salon des indépendants, du soleil au pont d’Austerlitz, Moment où il commence à mettre en place les théories divisionnistes dans sa peinture, qu’il appliquera aussi au portait, qu’au paysage où à la figure dans la paysage.

« L’art c’est l’harmonie, l’harmonie, c’est l’analogie des contraires, (contrastes), l’analogie des semblables (dégradées), de ton de teintes, de lignes.

Le ton c'est-à-dire le clair et le sombre. La teinte c'est-à-dire le rouge et sa complémentaire verte, l’orangé et le bleu, le jaune et le violet, la ligne c'est-à-dire la direction sur l’horizontale » Paul Signac

Henri Edmond Cross (Delacroix) 1856-1910

Un des principaux adeptes du mouvement néo-impressionniste avec Seurat et Signac, il se décrit lui même comme un grand rêveur, un grand instinctif qui voit dans la théorie néo-impressionniste un cadre qui lui permet de canaliser ses émotions.

»Dans la création, il y a, coté de l’instinct, une grande part de volonté, et la volonté ne peut s’appuyer que sur une base précise. Cette précision m’occupe. Je la cherche dans les lois du contraste des teintes. Je ne me laisse aller à trop raisonner, je crois au contraire que c’est ce qui me manque le plus. Mes sensations, par suite de la qualité de mon tempérament demande la grammaire, la rhétorique, et la logique ».

Sa peinture montre une grande attention à la lumière, et la rend avec une infinie douceur

Cross séjourne a st Trompez en 1904, chez Signac où il rencontre Matisse qu’ils initie au divisionnisme.

Maximilien Luce (1858-1941)

Artiste issus du monde ouvrier, il aune formation de graveur, il fréquente aussi des ateliers, comme celui de Carolus Durand. Il rencontre Seurat et Signac lors de la première exposition des indépendants, il fera parti du groupe Néo impressionniste.

Théo van Rysselberghe (1862-1926)

Peintre belge, qui introduit le néo-impressionnisme en Belgique, co-fondateur du groupe des XX, permet de faire exposer des tableaux néo-impressionnistes à Bruxelles, c’est lui aussi un membre politisé du groupe participant à des journaux anarchiste.

D’Eugène Delacroix aux Néo impressionnistes par Paul Signac, dans un premier temps publier en feuilleton dans la revue Blanche dont Félix Fénéon et rédacteur en chef, puis publier en 1899.

Ecrit après la parution du journal de Delacroix, en 1893, ce texte va lui permettre de faire un manifeste du néo-impressionnisme, a un moment où la peinture de son amis Seurat mort en 1891, et la sienne sont tombée dans une relative indifférence. Ce texte est aussi écrit suite à la découverte de l’œuvre de van Gogh, qu’il rencontre dans les dernières années de la vie de celui-ci. Et au moment où Pissarro se retire du mouvement, et critique le néo-impressionnisme « d’académique », même leur défenseur Félix Fénéon abandonne la critique d’art.

Le texte de signac montre une lecture positiviste de la peinture, il y voit un progrès, un progrès qui mène nécessairement au néo-impressionnisme.il veut prouver que leur manière de peindre tellement critiquée et décriée et en faite la suite nécessaire de ce qui a été mis en place par leurs prédécesseurs.

Pour lui Delacroix « ouvre la voie aux impressionnistes », son étude approfondie du journal des tableaux de Delacroix lui permet de démontrer que certaines éléments formels de sa peinture en ce qui concerne la couleur sont volontaire et le résultat d’une recherche. (Seurat et signac découvre l’œuvre de Delacroix lors d’une exposition à l’école des beaux arts en 1885, 1886. Les femmes d’Alger dans leur appartement.

Ce texte aura une influence considérable sur les peintres jusqu’à la veille de la première guerre mondiale. Etant le seul traité théorique mais aussi technique. Au moment où l’on croit à l’avènement d’un art nouveau : l’art de la couleur. Il influencera aussi bien : Matisse ; Kandinsky, Klee, Severini, Gleyre, Kupka, Ozenfant.

Matisse : Ce texte a une grande importance pour Matisse dès 1899. Chez Signac en 1904, où Cross et Signac l’initie au divisionnisme. Il peindra un tableau dans la veine divisionniste : Calme, luxe et volupté, qui sera acheté par Signac. Matisse continuera longtemps a appliquer la loi du contraste simultané des couleurs, mais se dégagera de la touche divisionniste, pour travailler en à plat… naissance du Fauvisme.

De cette génération appelée « Post impressionniste » par Roger Fry, Cézanne= conf. Cubisme, Matisse et Derain : conf. Fauvisme, Gauguin : conf Nabis.

Vincent Van Gogh 1853-1890

C’est un artiste tout à fait hors courants, qui expose au salon des indépendants où il rencontre Signac qu’il fréquentera un temps. Il commence la peinture relativement tard, il à déjà 27 ans, et a déjà eu différentes expérience professionnelles, marchand de tableaux, répétiteur, puis instituteur, pasteur… ces différentes expériences sont des échecs, mais aussi des rencontres avec la grande misère. Il commence sont apprentissage dans les années 1870, en copiant des gravures, Millet est alors son peintre de prédilection. Il fait des nombreux dessins, mais aussi des aquarelles.et il découvre sa véritable vocation en pratiquant le dessin.

Soutenue matériellement par son frère Théo, il continue, ses aquarelles, et ses dessin, et suis des cours dans un atelier. De retour chez son père dans le brabant dans les années 1884-1885, il commencent à peindre des figures de paysans, s’inspirant de la tradition naturaliste hollandaise. Des séjours à Anvers, et Paris lui permettent découvrir les œuvres de Rembrandt, Véronèse, Delacroix, mais aussi les estampes japonaises dont il sera un fervent collectionneur.au cours de ces années 80 il rencontre à Paris, Toulouse Lautrec, Emile Bernard, Seurat, Signac, Pissarro, Gauguin, dans la boutique du père Tanguy. Conseils de Pissarro, et Signac l’initie aux lois du néo-impressionnisme, ce qui enrichira se palette de couleurs vives, mais il n’adoptera jamais la touche divisionniste, donnant a celle ci un effet graphique tel qu’il peut se retrouver dans ses dessins. Cette touche particulière donne un plus d’expression a ses couleurs.

1888-18890 ce sont les années de maturité dans sa peinture, il s’éloigne de Paris, de son frère Théo qui se marie, et des impressionnistes.

Ce voyage le conduit en Arles, où il découvre le soleil méditerranéen, cette présence solaire va le conduire a intensifié ses accords chromatiques, donnant une vibration caractéristique a ses couleurs, ce qui le conduit a des œuvres où le jaune prend le plus d’espace. Cette période de production intense va débouche sur une crise. En effet depuis l’enfance Vincent est décrit par ses proches comme ayant des crises intenses de désespoir suivi de périodes d’exaltation, Une violente querelle avec Gauguin, ou il tente de le ture, l’amène a s’automutilé. Il a nouveau confronté à l’échec et à la solitude. Il est interné, à Arles, puis à l’hospice de saint Rémy de Provence, où quelques périodes de calme psychique lui permettent de peindre et de dessiner. Des toiles, où la touche est de plus en plus tourmentée.

Les derniers de mois de sa vie sont une période de répits accueillis à Auvers sur Oise chez le docteur Gachet, il connait l’atmosphère chaleureuse de la vie familiale. Mais une dernière crise est déclenchée par l’annonce du départ de son frère, ce qui le conduit au suicide. Il meurt le 29 juillet 1890, au moment où quelques articles montrait que certains amateurs de peintures moderne s’intéressait a son œuvre.

L’œuvre de van Gogh se caractérise par une libération de la touche, et une expressivité de la couleur qui influencera les peintres expressionnistes, mais qui place son œuvre tout a fait à part a son époque.

Le deuxième artiste « hors norme » que nous voulons évoquer, et qui peut se « ranger » dans l’appellation post impressionniste est Henri de Toulouse –Lautrec.

Henri de Toulouse-Lautrec, est une personnalité dont la peinture, comme Van Gogh, est marqué par sa vie. Issue d’une vieille famille aristocratique du sud de la France, sa vie est marqué par un double accident a quelques mois de distance où ils de cassent les jambes, alors qu’il a quatorze ans le laissant difforme. (Il y aurait il aussi un lien avec la consanguinité de ses parents cousins germains ?). Henri de Toulouse Lautrec marqué par la difformité de son corps atrophié.

Il a très tôt le désir de peindre et dessiner, et sera encourager par un ami peintre de la famille, Princeteau (sourd et muet).c’est en 1882 qu’il s’installe à Paris, il participe en 1884 à la fondation des artistes indépendants, et à sa première exposition 1884. Dès son installation à Paris Toulouse Lautrec se plait à la fréquentation du monde de la nuit, Cirque Fernando, moulin de la galette, Moulin rouge, cabarets, bals et buvettes populaires, où il fréquente ce milieu artiste, mais aussi le monde des prostituées et des maisons closes.

Toulouse Lautrec est peintre de l’humain, ses sujets sont puiser dans ce monde de la nuit qu’il fréquente, pas de paysage, ni nature morte. Il s’attache à capter en lignes très graphiques, les silhouettes, les attitudes, les émotions et expressions de ses modèles.

Il entraine ses nombreux amis dans ses nuits de débauches, où il s’oublie dans l’alcool. Bonnard Vuillard, Thadée Natanson (revue blanche). Il admire ces artistes, clowns, acrobates, chanteurs, danseurs… leur travail et leur technique. C’est ce monde du spectacle qu’illustre Toulouse Lautrec qui multiplie les techniques, peintures, estampes, gravures, affiches.

Pour lui l’affiche est le moyen qui lui permet d’aller à la rencontre du plus vaste public, celui de la rue.

L’affiche, qui oblige aux lignes nette et aux a plats, lui permet d’aller encore plus loin dans la simplification de son trait, nerveux et expressif, on y voir de plus par la composition et le dessin, la forte influence de l’estampe japonaise : cadrage, arabesques, expressivité du trait, sens du décoratif.

L’œuvre de Toulouse Lautrec est marquer par la figure de la femme, femmes dont il partage l’intimité, lorsqu’il décide de s’installer dans une maison close, ses dessins, et tableaux sont très expressif à la fois grinçant et mordant, mais aussi qui dénote d’un regard compatissant, et aimant. il leur consacre un album lithographique ; elles(1896).

Il meurt prématurément à l’âge de 37 ans, (certainement de son abus d’alcool.)

Il est aussi une référence pour les artistes expressionniste.

Le Post impressionnisme
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