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Art-Histoire-Littérature

Le Bauhaus :1919-1933 de Weimar à Dessau. 1er partie

17 Février 2015 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,
Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,
Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,
Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,
Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,
Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,
Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,
Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,

Walter Gropius,élèves du Bauhaus de Weimar ,Johannes Itten, Itten 1915,vitrail Albers,

L’école du Bauhaus, 1919-1933 de Weimar à Dessau.

L’école du Bauhaus, est le résultat de la fusion d’une école d’art appliqué et d’une école des beaux arts conçue par Henri Van De Velde (qui en demeurera le maitre à penser, la référence). Après des débuts romantiques et idéalistes l’école se réoriente grâce à Walter Gropius son premier directeur, vers un programme plus pragmatique ; elle a pour but de former des artistes capable de réaliser des prototypes pour l’industrie. Et pour cela il souhaite réformer l’enseignement artistique. C’est cet enseignement particulier du Bauhaus, qui fera de cette école un mythe. Cet enseignement se fait en plusieurs étapes et comprend dans ses étapes essentielles : l’étude des matériaux, la théorie des couleurs et le dessin. Un autre professeur emblématique du Bauhaus fut Théo van Doesburg, qui y introduit les principes, et l’esthétique du groupe de Stijl.

Le design industriel tel qu’il existe aujourd’hui prend sa source dans l’école du Bauhaus. Rassembler les arts, est concentré tous les arts vers un but ultime : l’architecture.

  • 3 moments du Bauhaus :

-Weimar 1920 Réformer l’enseignement artistique pour créer une nouvelle forme de société. Projets très idéalistes : idées romantiques de l’expression artistique. Qui doivent rapidement être revue avec plus de pragmatisme. Influences expressionnistes et mystiques.

1923-1925 : mise en place d’un enseignement plus rationnel, et plus scientifique. Nouvel essor économique et industriel de l’Allemagne

Nouvelle administration de la ville, nationaliste, qui retire son soutient financier à l’école

-Dessau 1925 : L’école adapte son enseignement aux exigences de l’industrie.

1928 Gropius passe la direction de l’école à Hannes Meyer, marxiste il a conception sociale de l’architecture. Meyer démissionne en 1930, remplacé par Mies van der Rohe.

-Berlin 1932 à nouveau chassé par l’élection de nationalistes à Dessau.1933 les nazi font fermé l’école, les professeurs et collaborateur s’exilent.

Bauhaus= révolution dans l’enseignement artistique : cours préliminaire, étude des matériaux, théorie de couleurs, dessin en trois dimension.

« C’est le Bauhaus qui a créer les schéma et établit les normes du design industriel actuel » Wolf von Eckardt.

Trois objectifs principaux apparaissent dans le premier manifeste rédiger par Walter Gropius : 1919 Première volontés : fondateur et directeur Walter Gropius

  • Sauver tous les arts de leur isolement : créer des projets où tous les arts seraient combinés
  • Elever l’artisan au même niveau que les beaux arts : exalté l’artiste-artisan.
  • Avoir un contact constant avec les artisans et les industries du pays. Permettre aux étudiants de rester en contact avec l’industrie.

Ces idées sont pour l’époque considérée comme subversives ! : Le Bauhaus dit que l’art ne peut pas être enseigner on ne peut enseigner que des techniques. L’enseignement est conçu en ateliers, les professeurs sont des « maitres » ou « compagnons ».

  1. Genèse : Pourquoi ressent-on le besoin de fonder une nouvelle école d’art en 1920 ?

Fin du XIX et début XX marqué par le développement de l’industrialisation de la fabrication des objets de la vie quotidienne. Et le développement de nouveaux matériaux.

Arts & Crafts : répond au développement de l'industrialisation et à la peur face à ce qui apparaît comme la mort de l’artisanat, et des objet « sans âmes » fabriqué par des machines.

// on constate l' essor en Europe des écoles d’arts et métiers, et arts appliqués, qui aux yeux du grand public forment des artisans.

// Les beaux arts sont enseignés de manière académique, par l’étude des antiques. Et des maitres anciens.

Le développement rapide des centres urbains et la crise du logement, ainsi que développement de la volonté de loger les ouvriers oblige d’envisager de nouveaux modes de constructions et de nouveaux matériaux : cités ouvrières anglaises. Boom économique allemand 1910,

Origines du Bauhaus : des idées et des hommes.

Les idées et les formes du mouvement arts & Crafts, vont se diffusées en Belgique puis en Allemagne. Certains artistes anglais vont à Vienne comme Mackintosh, d’autres comme le belges Van de Velde en Allemagne.

Ils développent les mêmes théories socialistes.

Faire un art pour tous, faire descendre l’art dans la rue. Au même moment l’Allemagne voit la diffusion de l’art japonais, grâce à des ouvrages, et un connaît renouveau des arts décoratifs. C’est à Hambourg que nait ce que l’on appellera le jugendstil, dons les deux principaux artistes seront Peter Behrens, et Otto Eckmann. Cependant le centre artistique se trouve à Munich. Où ont lieu des expositions internationales, en 1867 et 1897, qui feront découvrir des artistes français comme Courbet et Corot.

Le prince régent favorise les beaux arts, et le climat politique permet la naissance de journaux pacifistes, libéraux et anticléricaux comme Simplicissimus et Jugden. Les couvertures de Jugden montrent un gout affirmé pour les tendances art nouveau.

L’exposition internationale de 1897, présente des œuvres d’Emile Gallé. Le floralisme va alors rapidement conquérir architecture et arts décoratifs.

Grace aux œuvres d’Otto Eckmann (1865 - 1902), affichiste, typographe, ébéniste et céramiste, , August Endell (1871-1925) et Hermann Obrist (1863-1927).

Obrist est un des fondateurs des ateliers réunis pour l’art et l’artisanat, son œuvre se rapproche de l’école de Nancy. Sa spécialité est la broderie, pour la quelles il réalise des cartons, dans les quel s’exprime le « floralisme ».

Otto Eckmann élève de l’école des arts décoratifs de Hambourg, épanouie dans les illustrations et l’invention des caractères typographiques.

August Endell est originaire de Berlin, artiste autodidacte, il prend lui aussi la nature pour modèle. Ses formes sont portant plus abstraites. Créant des décors étonnant comme pour la maison Elvira. Lui aussi prône un intérieur qui correspond à l’architecture.

Peter Behrens (1868-1940) hambourgeois, il travail à Munich, architecte, peintre graveur, décorateur, il est aussi influencé par le Jugendstil. Il est appelé à Darmstadt, par le grand –duc de Hesse, ce dernier avait confié la décoration de deux pièces de son palais a deux artistes anglais, Baillie Scott et Ashbee qui conçoivent un décor minimaliste. Puis avec l’aide d’A. Koch le grand duc installe une colonie d’artistes, tous inspiré par l’art nouveau. Peter Behrens, mais aussi joseph maria Olbrich (élève de Otto Wagner) feront partie de l’aventure.

L’architecte Muthesius est envoyé en Angleterre pour en étudier l’architecture domestique dont il admire la fonctionnalité. A son retour il fait partie des personnalités à la tête des écoles d’art et métiers de Prusse, il encourage la mise en place d’atelier et le lien entre étudiants et industriels. Il fonde une association d’artistes et d’industriel : Werkbund. L’idée et de réconcilier art, artisanat, industrie et commerce. Un des membres fondateurs est Peter Behrens, designer et architecte. Parmi ses stagiaires Behrens compte, Charles Edouard Jeanneret (dit Le Corbusier), Walter Gropius et Mies van der Rohe. L’activité et la pensée de Behrens a nécessairement influencé ses deux futurs directeurs de l’école du Bauhaus.

Leur style influencé par l’art nouveau va cependant évoluer vers une plus grande sobriété sous l’influence des œuvres de Scott et Ashbee. Il deviendra le fondateur de l’école rationaliste allemande. Gropius et Mies van der Rohe travaillerons dans son agence. en 1905 l’art nouveau en Allemagne c’est dépouillé de ses arabesques pour suivre des lignes droites, réalisant un idéal de rigueur.

En Autriche : Sécession. Le règne conservateur de François Joseph avait éteint la vie culturelle et artistique de l’Autriche. Cependant ouvertes aux nouveautés techniques et scientifiques, l’art nouveau parvient à s’infiltrer et à essaimer. Ce sont un groupe d’artistes qui en 1897 fonde le mouvement sécession, qui sera la version autrichienne de l’art nouveau. Rassemblant aussi des peintres, Gustav Klimt, que des architectes, Otto Wagner, que des créateurs, joseph Hoffmann. Ils vont exposer hors de salon officiels et fonder leur revue : Ver Sacrum. Gustav Klimt, ancien élève des arts décoratifs, lui même influencer par Khnopff, et Toorop en sera le principal inspirateur. En ce qui concerne l’architecture et les arts décoratifs les figures marquantes sont :

Otto Wagner (1841-1918) ancien suiveurs des lignes académiques, il dira « seul ce qui est pratique peut être beau », il fait un voyage en Belgique où il découvre l’art nouveau, il va cependant rapidement reprendre une ligne très épurée. Comme le montre la caisse d’épargne de vienne. (1904-1906)

Joseph Hoffmann (1870-1956), professeur à l’école des arts appliquée de vienne, en 1899, il réalise pour l’expo universelle de 1900 à Paris deux salles très inspirées de Olbrich, couleurs claires ponctuées de lignes sombres. Il collaborera avec Gustave Klimt pour la réalisation de décors intérieurs. Il est le fondateur en 1903, des ateliers viennois « Wiener Werkstätte », qui permet de rassembler artistes et artisans afin de créer des objets qui ont pour principe premier l’Utile. Les pièces des WW vont être critiqué par les revues française comme étant trop dépouillé, trop géométrique. Le chef d’œuvre de Hoffman pourra se réaliser grâce à un grand financier belge Adolphe Stoclet, qui lui commandera un hôtel particulier (1904-1911). L’ensemble de la décoration intérieur fut exécuté par les ateliers viennois, le palais Stoclet est la première architecture moderne qui se dégage des traits caractéristiques du modern-style. Ce dernier provoqua cependant le scandale. L’art nouveau est mort, les arabesques formalistes disparaissent, dorénavant la ligne, et la forme pure devient les caractéristiques de l’architecture et des objets décoratifs.

Adolph Loos (1870-1933), sera le membre de l’atelier viennois ww qui simplifiera son style à l’extrême, il a une formation d’ingénieur, et a fait un séjour aux Etats unis. Des toit plats, des murs lisses, pas de d’ornements. Pour l’ornement est du « folklore » et il revendique un art moderne, pur. Ces artistes font entrer dans un nouvel âge de l’architecture et de la décoration.

Ces « Wiener Werkstätte » symbolisent la forme géométrique et dépouillée ; dépouillement qui a une justification idéologique : l’ornementation est du temps de travail volé à l’ouvrier !

Le Werkbund : association fondée en 1907, architectes, artistes et entrepreneurs, recherche un équilibre entre exigences morales, artistiques et économiques. Gropius entre dans l’association en 1910, et y rencontre le belge Henri Van de Velde, un peintre néo impressionniste, considérant la peinture insuffisante pour répondre a ce qu’il considère ses responsabilité sociales, devient designer et architecte.

Henri van de Velde : l’école du Bauhaus est la poursuite de ce qui a été mis en place par Van de Velde. Van de Velde appelé à Weimar en 1902, conduit des séminaires des arts et métiers : soutenir le travail de l’artisanat et industrie.

1914 expo du Werkbund à Cologne : bâtiments dessiné par Van de Velde et Gropius : pavillon de verre, dôme, de verre, inspiré de la littérature fantastique. Rendu possible par les avancé des matériaux : structure fer : et verre (Bruno Taut). Style inspiré de l’expressionnisme : art qui veut changer le monde, sensibilité pacifiste. Idée qui inspire la philosophie du Bauhaus.

6 ans avant la fondation du Werkbund, et 20 ans avant la fondation du Bauhaus.

Une école qui est privée et qui devient publique en 1907. Van de Velde propose Gropius comme directeur de la nouvelle école, cette école poursuit la pratique des idées de van de Velde. Gropius veut que son école devienne une source du changement social au moyen de l’art. Former les étudiants à devenir artistes et artisans.

Walter Gropius : 1883-1969

Il né à Berlin dans une famille d’artistes et d’architectes. Il étudie l’architecture à Munich et Berlin, ses études sont interrompues par son service militaire, et à son retour en 1907 il entre dans le cabinet de Peter Behrens, un des architectes influents de l’époque. (Chef design chez AEG).

En 1910 il ouvre son propre cabinet d’architecture, et reçoit rapidement des commandes, Adolf Meyer sera un des ses collaborateur. Ses architectures sont très modernes, en particulier par l’utilisation du métal et du verre. Usine Fagus à Alfeld (architecture fondatrice de la modernité)

Il déjà sensibilisé à l’idée d’utiliser des éléments standardisé pour facilité la fabrication de logements ouvriers. Il s’engage dans le Werkbund : organisation d’architectes, de designers et d’industriels. Pour le quels il réalise l’aménagement d’un wagon, des meubles, des papiers peints , et avec Adolf Meyer une usine modèle pour l’exposition de Cologne 1914.(détruit)…. Où il rencontre Henri van de Velde, et se rejoignent sur les mêmes idées. Pour Gropius Forme technique et forme artistique doivent nécessairement créer un style nouveau.

1914, la guerre est déclarée, et Gropius mobilisé, officier de cavalerie, il part au front, où il sera grièvement blessé. Il y développe des talents d’organisateur et de directeur, qui lui serviront. Mais également la conviction de se tenir éloigner de la politique.

Il épouse Alma Mahler en 1915 (veuve du compositeur, une intellectuelle et une beauté en vue de l’époque). Il est démobilisé en 1918

1915, Van de Velde propose Gropius pour lui succéder en tant que directeur de L’école de Weimar. Gropius est alors invité en 1916 à définir ses idées en tant que futur directeur de l’école. La région de Weimar était économiquement sous développée, avec peu d’industrie. Parallèlement s’y trouvaient de nombreux artisans qualifiés. Il propose une collaboration entre artistes, artisans, industrie.

1918, Gropius prend à nouveau contact avec les autorités de Weimar, et grâce au soutient des quelques personnalités locales il est nommé directeur. « Mon idée de Weimar n’était pas mince. Je crois fermement que Weimar parce qu’elle est connue dans le monde entier est le meilleur endroit pour poser la première pierre d’une république d’esprit. J’imagine le bâtiment de Weimar comme une énorme demeure vers la colline du belvédère avec un centre de lieux publics, théâtres, salles de concert et comme objectif final un édifice religieux, chaque année c’est là que se teindront les grands festivals populaires de l’été. »

Marqué physiquement et moralement par la guerre, il fait partie d’associations de sensibilité anarchistes, ou socialiste utopique, et rapidement il éprouve une méfiance envers tout parti politique quel qu’il soit. Son idéal est que les créateurs oeuvres pour un nouvel ordre social : « ’art et le peuple doivent formé une unité », « La tâche réelle de l’état socialiste est d’exterminer le mauvais démon du mercantilisme et de refaire fleurir dans le peuple l’esprit actif de le construction ». Il veut fonder au Bauhaus une communauté apolitique.

Gropius est un artiste qui veut rester en contact avec les avants gardes. Our cela il met en place des éditions « Bauhaus »qui mettent en avants des courants où des artistes d’avant garde. Il se réfères aux publications d’avant guerre, qui étaient réaliser par des associations d’artistes comme die Brücke, ou Der Blaue Reiter.

  • Monument aux victimes de la répression de Weimar (grévistes tué par les forces de l’ordre) 1921 dessiné par Gropius et réalisé dans les ateliers du Bauhaus. Montre malgré toute une tendance politique. Est aussi l’évolution de sa sensibilité artistique, plus expressionniste.

Gropius dans ses écrit cite les artistes envers le quels il dit avoir une dette, en ce qui concerne la mise en place des concepts fondamentaux de l’école.

Importance de l’œuvre synthèse : œuvre totale qui rassemble les disciplines : caractéristique du courant expressionniste

  1. : Refondation d’une école d’art

-un enseignement artistique fondé sur une formation manuelle.

-couvrir le plus d’activités possible. (Arts plastiques, arts appliqués, architecture, mécanique)

-un cours préliminaire, lieu d’expérimentation, permettre aux élèves de définir leurs préférences.

L’Allemagne a conscience de l’importance d’avoir une main d’œuvre qualifiée, afin de produire des produits industriels de première qualité. L’école fut fermée pendant la guerre, van de Velde, ressortissant belge avait démissionné. En 1919 Gropius est a la tête d’une école qui existe déjà, et qui est la fusion des de l’école supérieure d’art et de l’école des arts et métiers.

Bauhaus : bau= construction (référence aux bâtisseurs de cathédrales), mais aussi « cultiver la terre », évoque une corporation, une communauté.

Une structure nouvelle : La nouvelle école reprend les anciens professeurs et anciens élèves qui ne savent pas que leur école a une nouvelle philosophie !

Gropius rédige un manifeste pour présenter l’école : Un enseignement en trois partie, 1) enseignement du dessin, 2) enseignement artisanal, 3) enseignement théorique et scientifique.

Pour Gropius le terme professeur, est académique, et il veut faire une école anti académique, il utilisera le terme de « maitres » et « apprentis », « compagnons ».

Les étudiants ne peuvent rester que 4 ans à L’école, fini les éternels étudiants !

Les ateliers de peintures sont remplacés par des ateliers de travaux manuels. Les étudiants participent à des ateliers-cours.

L’enseignement est donné par les « maitres d’atelier » pour chaque disciplines mais aussi des artistes, qui sont appelés « maitre de forme ». Gropius fait une distinction entre un enseignement formel et un enseignement manuel. Ceci ce mettre en place avec réticences de la part de professeurs.

L’enseignement débutera systématiquement par un cours préliminaire : idée de Johannes Itten. Les résultats à ce cours préliminaire déterminent la poursuite des études et la participation à la formation en atelier. Le cours préliminaire et la formation en atelier sont la base des principes d’enseignement mis en place au Bauhaus par Gropius et Itten.

Gropius va être à la tête de l’administration de l’école, dans une position inconfortable, de devoir rechercher des fonds, choisir des enseignants, et sélectionner les élèves, s’occuper des relations publiques de l’école tout en continuant son métier d’architecte et a en charge l’atelier d’ébénisterie. Il devait défendre l’école, et régler les conflits internes. L’école était très importante pour lui, il lui sacrifia beaucoup, dont sa vie privée. Il divorce d’Alma en 1920.

3) les débuts difficiles du Bauhaus

1919, au lendemain de la première guerre Mondiale l’Allemagne est plongée dans le chaos. Weimar, ancienne capitale du grand duché a eu un passé culturel brillant, Goethe, Schiller, Liszt, Nietzsche, tel furent les artistes qui y vécurent. Elle plutôt tournée vers le passé. Nommée capitale fédérale provisoire en 1919. Elle connaît alors d’importantes manifestations de chômeurs qui protestent contre le manque de vivres.

Il faut attendre un an pour que le chaos administratif se résorbe, et le lancement de l’école dans ces conditions paraît un vrai miracle. L’école peut profiter d’une partie des anciens locaux de l’école des arts et métiers, l’autre ayant servit d’hôpital militaire n’est pas utilisable. La lumière et le chauffage pose problème, (il trouve une solution en envoyant des étudiants payés avec des tickets repas chercher du charbon a bord de camions loués !), Mais il manque des matériaux et des outils ! De plus la population de Weimar est hostile à l’école. Critiques de la pats des commerçants et artisans qui y voient une menace, et aussi hostilité politique, on y voit un repère de communistes. Les enseignants de l’école supérieure d’art qui ont été absorbé dans la nouvelle école voient leur enseignement classique remis en question, et s’opposent aux idées de Gropius.

1920 : les opposant de Gropius font « sécession » et fondent une nouvelle école se crée : école d’état d’art plastique. Partageant même locaux et même équipements ce qui causera de nombreuses querelles.

Tous ces problèmes démoralisent les étudiants, qui de plus ont des difficultés à se loger. Il n’y a que le repas qui est assuré grâce a une cantine gratuite. Ce qui n’est pas rien a cette époque d’inflation, et de disette. D’autant plus qu’une partie des légumes étaient produits par les élèves et le jardinier de l’école. Les élèves travaillent en plus de leurs études pour essayer de gagner de quoi vivre ! Gropius du trouver des fond pour aider ses étudiants a pouvoir s’habiller et se chausser.

Gropius a le désir de fonder une communauté. Les étudiants font parti du conseil d’administration, et encourage l’organisation d’activités indépendantes, sorties. Fonder une communauté des esprits.

Pour cela il faut loger les étudiants au sein de l’école ce qu’il ne parvient pas faire à Weimar, faute de soutient financier.

Certains étudiants sont n’adhèrent pas complètement au programme de Gropius.

Les professeurs: Marcks, Feininger, Itten, Muche, Schlemmer, Klee, Schreyer, Kandinsky, Moholy-Nagy. Arrivent entre 1919-1924 personnalités très originales et très fortes.

Pour Gropius arts appliqués et arts et arts plastiques sont indissociable. Les peintres peuvent enseigner l’utilisation des couleurs, des formes et de la composition : la grammaire du design= Maitres de forme.

Les maitres d’ateliers : transmettre les savoir faire manuels.et connaissances techniques. Cet idéal ce heurte à la réalité, de la non entente entre artistes et maitres d’ateliers. Leurs conditions de travail n’étaient pas exactement les mêmes, les maitre de formes travaillant en plus à l’extérieur de l’école. Cette différence de traitement et de considération était cristallisatrice de querelles. De plus les traitements étaient inférieurs au salaire minimum.

Et alors que le but de l’école était la construction, il n’y avait pas de cours d’architecture. Gropius essaya de collaborer avec une école de des métiers de la construction locale, associant les deux écoles.

Disons que la réalité était loin d’être à la hauteur de l’idéal. Et que lorsqu’il il n’y a pas de matériaux et d’outil, il est plus facile de donner des cours théorique !

  1. les premiers maitres :

Trois « maitre de formes » engagé a plein temps par Gropius. Lorsque Gropius engage les maitres de son école, il leur donne une grande liberté, les cours ne sont pas systématiques, on lieu que quelques jours par semaines, ce qui leur permet de travailler ailleurs, où de poursuivre leur recherches personnelles. Gropius veut créer un ensemble auto géré, liberté, respect mutuel, collaboration. Les maitres, réfléchissent en « conseil de maitrise »:

Johannes Itten, (1888-1967) peintre. Figure importante de l’école, d’origine suisse, instituteur, former à la méthode Froebel (enseignement par le jeu), décide de devenir peintre. Lorsque Gropius fait appel a lui, Itten a une école privée à vienne. (Contact avec Adolf Loos) Méthodes d’enseignement non conventionnel, conseillé par Alma Mahler. Itten est un mystique.

// Meyer et Kandinsky sont adeptes de la théosophie (anthroposophie) de Rudolf Steiner.

Itten est adepte du Mazdéisme (zoroastrisme) : le monde est champs de bataille où le mal défi le bien, régime acétique, végétarien, jeûnes, lavements. Tête rasée, robe longue et ample. Pour lui tout le monde a un don et le mazdéisme permet de libérer le talent artistique de chacun. Itten avait un charisme particulier, ses partisans l’adorent, ses détracteurs le détestent. C’est a partir de 1906 que Itten se rapproche du Mazdéisme : il existe des communautés, comme à Herrliberg, près de Zurich. Pour Itten le Mazdéisme n’est pas une secte, mais « un système d’enseignement et d’éducation, dont le but est la formation de base et le développement supérieur de l’être humain ». Le groupe des adeptes de Itten a pourtant tout des membres d’une secte, vêtements, nourriture (végétariens), offices religieux. Le fondateur est Hannish un allemand russe né a Téhéran, aurait passer un temps dans une communauté de moines adeptes de Zarathoustra au Tibet. Cette légende est aujourd’hui, remise en cause, il serait né en Prusse, et on peut plutôt expliques ses positions par des liens avec le zoroastrisme et la théosophie. Aujourd’hui ont peu comprendre cette « religion » comme une désir d’élévation spirituel par une ascèse physique, et une compréhension du monde et de l’univers qui se rapproche au Tao. Avec en plus un sentiment de supériorité d’appartenir a une « race « élue ».

Chargé du cours préliminaire. Responsable de la sélection des étudiants. Il va ainsi faire des adeptes parmi les étudiants. Et faire des menues macrobiotiques pour la cantine. Cette forte personnalité va amener des conflits au sein de l’école.

Itten fonde le cour préliminaire : Le cours préliminaire ou vorkurs une des plus importantes innovation apportée per le Bauhaus.» »Je fis table rase de l’ancienne tradition académique, du dessin de nu, et du dessin figuratif, et ramenait toutes les activités créatrices à leur racine, le jeu »

  • attention aux textures (étude de matériaux), couleurs et valeurs, et analyses d’œuvre (rythmes & couleurs), attentions aux effets de contrastes. + Méditation. Dessin d’après modèles et objets, afin d’exercer leur œil.

- sert à tester les aptitudes des étudiants avant leur admission définitive. Enseignement théorique de grande qualité.

-Itten demande a ses élèves de faire l’expérience physique de ces formes, vivre la forme avant de la dessiner. Ces théories se répercuteront dans les objets créés au Bauhaus= berceau de Peter Keller.

Itten se considère comme théoricien de la couleur. Formé par A.Hoelzel, poursuit les recherches de Goethe sur les propriétés affectives et spirituelle de la couleur. Pour Itten couleur et forme sont indissociable. Contrastes de couleurs, contrastes de valeurs, couleurs froides et chaudes, couleurs complémentaires, contrastes quantitatifs et qualitatifs, apprendre a connaitre les qualités des couleurs et de leurs associations.

La couleur pour Itten a aussi des analogies affectives et spirituelles, carré= paix, mort, noir, sombre, rouge. Triangle= élan vital, blanc, jaune, le cercle, uniformité, infini, bleu.

On retrouve les théories mise en place par Kandinsky dont s’est inspiré Itten, (Kandinsky a lut la première traduction du livre de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au Néo-impressionnisme).

Le cours préliminaire sera repris par Joseph Albers & Moholy Nagy en 1924 après le départ de Johannes Itten. Ce cours est considéré comme « une éducation créatrice ».

Kandinsky : Théories que font aussi des liens avec la musique (// Auguste Herbin).

Ces théories de couleurs, des formes et des contrastes, étaient misent en œuvre lors de la création des objets.

Gertrud Grunow : cours d’harmonisation marque la prise de conscience corporelle. Développer la perception corporelle. Gropius est très tôt intéresser par cet aspect du développement physique. Cette première réflexion sur le corps s’inscrit dans la direction spirituelle qui est donnée a l’enseignement lors de la présence d’Itten aux cours préliminaires. C’est à Itten que Gertrud Grunow s’adresse pour lui proposer une « éducation par l’œil et par l’oreille « : harmoniser la personnalité par le son, la couleur et le mouvement. Professeur de chant, elle met au point dès 1910 pédagogies, associant son et mouvement, afin de rééquilibrer la personne, par le son, le mouvement et la couleur. Permettre a chacun de mieux se connaitre et de développer ses dons spécifique a fin de mieux choisir l’atelier qu’il suivra. Les cours son libre mais peuvent être suivi tout au long de scolarité. Cette discipline un peu spéciale n’apparait officiellement sur les programmes de l’école qu’en 1922. Son enseignement et considéré comme une annexe au cours préliminaire d’Itten. Cependant les critiques et la méfiance persistante envers son travail l’amène à démissionner en 1924.

Des cours gymnastiques seront donnés par la suite par Karla Grosch. (1926-1932) un esprit sain dans un corps sain, un des idéaux du Bauhaus.

Les différents maitres de formes qui donnèrent des cours théoriques, ont une idée commune, d’enseigner le processus de création, par la maitrise des moyens formels. Que ce soit par le mouvement, la couleur, la sensation. Cet enseignement que suivent les premiers élèves du Bauhaus qui deviendront « jeune maitre » leur permettra d’être à la fois maitre de forme et d’atelier.

Gerhard Marcks, (1889-1981) sculpteur, céramiste et imprimeur. Connu pour ses sculptures d’inspiration gothique et ses gravures sur bois. Tendances médiéviste. A eu une expérience directe avec l’industrie (série d’animaux). Maitre de forme de l’atelier de poterie. Atelier qui connaît un grand succès. Réalise de nombreux bois gravés.

Lyonel Feininger, (1871-1956) germano américain. Dessinateur de bande dessinée, comics américains. Devient peintre sur le tard. Peintre Maitre de forme de l’Ateliers gravure. (Imprimerie).influencé par le cubisme et Delaunay., attaché à la couleur.

Maitres d’ateliers : doit être bon artisan et bon pédagogue, adhéré à la philosophie de l’école et accepter la présence du maitre de forme. Gropius peine à en trouver. Il va travailler avec des artisans locaux : Otto Dorfner= atelier reliure ; Hélène Börner=atelier tissage; Léo Emmerich & Max Krehan= atelier poterie. La plus part des maitres d’ateliers restent peu de temps. Atelier métal, atelier ébénisterie, atelier peinture murale, atelier verre (Albers nommé en 1923). Malgré la volonté de Gropius les maitres d’ateliers étaient moins considérés que les maitres de formes : artistes.

Les premières années sont marquées par la présence de maitres qui ont une recherche spirituelle forte, voir ésotérique : Itten, Muche. Ils recherchent les moyens de réformer la vie pour atteindre « un homme nouveau », faire fusionner l’art et la vie. Gropius n’y adhère pas, même si il souhaite fonder une communauté.

  1. les premiers étudiants.

Groupe hétéroclite, aux âges divers, soldats démobilisés (Gropius ancien combattant s’attache a intégrer de jeunes hommes démobilisé), anciens élèves de l’école d’art. Anciens élèves d’Itten venant de Vienne. Des artistes et des professeurs. De nombreuses femmes pour suivre l’atelier tissage Un peut constater que les idées misogynes y sont de rigueur, la femme est cantonnée aux ateliers tissage et doivent lutter pour entrer dans d’autres ateliers. De plus l’inscription des hommes est favorisée. L’école semblait offrir de nouvelles possibilités aux femmes, en effet pendant la première guerre mondiale les femmes ont accédé à certains poste politique ou autre, La guerre avait modernisé la société. Plus un besoin intense de vivre après les morts et destructions. Parce que Gropius cherche à souder ce groupe d’élèves hétérogène il favorise les fêtes, créant et confectionnait des costumes pour ces occasions. Cependant a partir des années20 les maitre veulent fonder une classe réservée aux étudiantes, se concentrant sur les travaux textiles, ce qui d’après Gropius leur assure un meilleur avenir, leur permettant plus facile se s’intégrer dans le tissus industriel encore très peu mixte. Au début certaine filles résistent et s’inscrivent dans l’atelier menuiserie, poterie ou reliure, et ainsi favorisé les classes de garçons. De plus la mixité de l’école nuisait à sa réputation.

Cependant nous avons peu de source pour connaitre la vie amoureuse des élèves. On sait qu’ils aimaient aller se baigner nus –le naturisme est pourtant une tradition allemande, on a vu Goethe se baigner nu dans le fleuve. Et qu’on les identifie comme élèves du Bauhaus, car les filles ont les cheveux courts et les garçons les cheveux longs. On peut dire que les choses s’y passaient comme partout ailleurs avec l’hypocrisie en moins. La grande liberté qui régnait dans l’école conduisait a des naissances, ce qui était fêter par les étudiants (berceau), on remarque dans les constructions et objet une attention particulière portée au bien être des enfants. (Meubles et jouets) et c’est cela qui choque la bonne morale bourgeoise. Et l’idéal de la famille reste présent : maison modèles= maisons familiales.

A partir de Dessau les maitre et leur famille sont présent au sein de l’école ce qui renforce le modèle familial que prône le Bauhaus.

En 1921 on pense exclure les femmes de l’école. Cela ne fit jamais, mais on les décourageait en remettant en cause leurs capacités. Marianne Brandt fait partie des fortes personnalités qui réussir a s’imposée dans l’atelier métal. Les femmes restèrent toujours présente au Bauhaus et dans un proportion a peu près égales aux hommes.

Les élèves étaient sélectionnés sur dossier, et devait passer une première période de 6 mois (cours préliminaire) avant d’être définitivement acceptés et se spécialisés. Et après trois ans d’apprentissage et un examen ils deviennent jeune maitre. Cf. aux compagnons bâtisseurs du moyen âge.

Doivent adhérer comme apprentis à la chambre de commerce.

Assiduité obligatoire et vacances très courtes. + doivent produire un travail qui sera vendu : l’école fournis les matériaux et garde un % sur les bénéfices.

Apprentis=>compagnons=> maitres. A la fois élèves et déjà dans le monde du travail. Certains élèves seront très déçus (attente d’une école d’art plus classique ?), et beaucoup peignent en secret.

Ils se plaignent que mes maitres de forme ne sont pas assez présents. Trop distants. Peu d’élèves étaient admis et de nombreux ne dépasse pas la classe préliminaire. //Certains élèves trouve tout de suite leur place : Joseph Albers, Joost Schmidt, Marcel Breuer, Théo Bogler, Gunta Stlölz. Vendent leur production. Grande Polyvalence. A la sortie de l ‘école ils maitrisent plusieurs métiers.

Gropius sous traite aux ateliers du Bauhaus l’aménagement des maisons qu’il réalise.

5) Les ateliers : l’atelier constitue le cœur de la formation, après la réussite a l’examen d’un atelier l’élève peut passer en architecture. Verre, céramique, textile, métal, menuiserie, peinture murale, sculpture, théâtre, imprimerie graphique, et reliure. Avec l’évolution de l’école certains ateliers seront regroupés ou supprimés. Surtout sous la direction de Meyer. Encore plus sous la direction de Mies van der Rohe, où le Bauhaus devient une école d’architecture.

Les premières réalisations : Gropius est déçu ! Les premières réalisations des élèves sont mauvaises. Il faut rappeler que l’école compte sur la vente des productions pour équilibrer son budget ! Seul l’atelier de poterie et de tissage pourront + rapidement vendre leur production et répondre a des commandes. En effet nous sommes ici devant une contradiction : l’atelier est un lieu d’apprentissage et un principe pédagogique// désir de rentabilité !

1920 L’atelier de Poterie est installé à Dornburg, 25 km de Weimar, dans les écuries d’un petit château. Difficile d’accès, 5 femmes et 2 hommes y travaillent. L’éloignement va permettre au maitre de forme Marks, et au maitre d’atelier Max Krehan d’être loin des tensions de l’école, et la création d’une vraie communauté. L’atelier poterie était le seul à s’approcher le plus de l’idéal du Bauhaus. Loin des querelles théoriques, et devant faire face à de vrais problèmes de production ainsi qu’a une demande. Marks en tant que sculpteur pouvait apporter une vision plastique moderne dans la création des formes. Ils réalisèrent des prototypes pour une manufacture de pots.

1921 Maison Sommerfeld (Berlin): industriel du bois commande une maison à Gropius, qui la réalise en collaboration avec Adolf Meyer et les ateliers de l’école du Bauhaus.

Maison entièrement en bois, tel un chalet. Le choix des matériaux était imposé par Sommerfeld (il avait acheté une grande quantité de bois).

Les poutres sont sculptées et gravées, intérieur extérieur de motifs géométriques, (apprenti Joost Schmidt). Meubles de marcel Breuer, (travail de passage à compagnon), lampes et poignées de portes par d’autres étudiants. Vitraux de Joseph Albers. La réalisation fut une réussite, mais trop proche de l’artisanat et en rien en relation avec l’industrie moderne.

Problèmes de financement compte tenu de l’inflation galopant, Gropius doit continuellement augmenter ses prix.

1922 maison du Dr Otte, Berlin. Dessinée par Gropius, décorées et meublée par les ateliers de l’école. Ici ce pose un problème : il n’y a pas de lien réel entre le cabinet d’architecte de Gropius, et l’école où il manque un cours d’architecture.

  1. Nouveaux maitres de formes : Maitres de formes nommés en 1920-21, Schlemmer, Muche, Klee, Kandinsky, peintres.

Des postes vacants et de nouveaux crédits permet à Gropius de faire appel à de nouveaux maitres de fromes.

Oskar Schlemmer (1888-1943) : membre du Werkbund, collaborateur de Itten pour une revue, il passe au Bauhaus en visite et Gropius lui propose un poste de maitre de forme, Schlemmer accepte mais sans enthousiasme : Schlemmer voit un école dépourvue de moyens.

Né à Stuttgart, formation de peintre, élève de A.Hoelzel avec Itten, il s’intéresse au théâtre. Ses peintures sont des silhouettes placées dans des compositions architecturales : effets de décoration murale. Il aura en charge l’atelier de peinture murale, l’atelier de sculpture, et l’atelier théâtre (1923).

Atelier théâtre : lieu de la conjugaison de plusieurs moyens d’expression décors, costumes, mise en scène.et ce pour un large public. Premier maitre de forme de l’atelier théâtre : Lothar Schreyer (1886-1966) juriste, puis peintre, travail pour le théâtre d’avant garde à Hambourg. Mystique et ésotérique, conception religieuse et primitiviste du théâtre. Il démissionne en 1923 ses production étant incomprises par ses collègues.

Schlemmer lui succède, quand a lui il a vision particulière du théâtre lui se rapproche plus du ballet. Ballet triadique. (8 Scènes trois pause, chaque scène a un couleur dominante.)Il se réclame de la théorie d’Heinrich Von Kleist, théâtre de marionettes1798. Schlemmer devient un des profs principaux de l’école, l’atelier théâtre, ayant un activité importante.

George Muche 1895- d’abord assistant D’Itten, puis maitre de forme de l’atelier tissage, le plus jeune des maitres du Bauhaus. Membre du groupe der Sturm, peintre expressionniste. Mystique, lui aussi recherchant au Bauhaus une sorte de « monastère artistique ». Il s’intéresse aussi à l’architecture. George Muche, lui aussi adepte du Mazdéisme

Paul Klee (1879-1840), peintre, il accepte le poste pour avoir une sécurité financière. Artiste théoricien, très cultivé, il prend son travail avec beaucoup de sérieux. Très apprécié de ses élèves, d’abord maitre de forme a l’atelier reliure, puis verre, ensuite tissage, ses cours étaient des cours de compositions formelle, son travail d’enseignant l’oblige a clarifier et a posé ses idées, ses théories sont donc issues de son enseignement.(Esquisses pédagogique 1925, cahiers du Bauhaus).

Pour Klee il faut retrouver les formes élémentaires don est constituée la nature. Il fait expérimentés techniques et couleurs a ses élèves. Il fait un cours théorique suivi d’exercices pratiques, premier exercice : dessiner une feuille d’arbre, en observant l’articulation des nervures. Son enseignement pouvait s’appliqué a toute images, et toutes formes.

Klee est musicien, et fait des parallèles entre les couleurs et la musique. Et conçoit son cours sur des rapports de couleurs de lignes et de formes. Différencie les formes individuelles = poisson et le formes structurelles = écailles du poisson.

Le but et d’atteindre une harmonie visuelle. Grace a l’équilibre des différents principes.

Wassily Kandinsky, russe, études artistique en à Munich, obligé de retourner en Russie a la déclaration de la première guerre, En Russie travail pour la politique culturelle de l’union soviétique en réformant des écoles d’arts. Moment où il entre en correspondance avec Gropius. Kandinsky s’inspire du manifeste du Bauhaus pour l’institut d’art de Moscou : INKOUKH. Il quitte la Russie en 1921, entre en contacte avec Gropius, Kandinsky est un peintre célèbre, 1911, du spirituel dans l’art, manifeste théorique. Kandinsky fait des tentatives d’œuvre d’art totale. Liens forts entres les idées de Gropius et de Kandinsky. Il faut ici souligner la présence de la musique au Bauhaus, qui se retrouve dans certaines œuvre car une analogie, couleur –son, et formes rythme était fait lors des cours préliminaires.

Il remplace Schlemmer comme maitre de forme de l’atelier peinture murale, et fait des cours de théorie, conception formelle= design// avec Klee. Moins apprécier des es élèves que Klee, plus froid, plus âgé, plus théoricien. Travail principalement sur la couleur, et aussi le dessin analytique. Les élèves ont du mal adhérer a ses idées.

But du cours : réfléchir a des décorations murales qui soient intégrées a l’architecture, sur les rapports couleurs –forme, (idées de Kandinsky sur la psychologie des couleurs).

Les cours de Kandinsky sont en lien avec les cours préliminaires tels qu’ils étaient conçus par Itten. S’inspirent de Goethe, mais aussi de Rudolph Steiner (anthroposophie). Ajoute la température des couleurs. Jaune= chaleur absolue expansif, actif, agressif, bleu= froid absolu, timide et passif.

Vert= mélange du jaune et du bleu= impression d’équilibre harmonie parfaite, passif, se suffit a lui même. Rouge, vital agité et puissant. Même travail sur la forme. Et correspondances précise entre ligne et formes. Son système s’étend à la composition, format, lignes ascendantes ou descendantes.

Kandinsky n’apprenait à peindre, mais a voir, a comprendre les rapports entre couleurs formes et ligne, en les analysant de manière rigoureuse et scientifique. Ce travail influença beaucoup le design au Bauhaus.

Gropius veut faire de son école, un établissement exemplaire. Il a conscience qu’elle rassemble une élite artistique qui en fait un lieu hors du commun.

7) Crise et remise en question : 1922-1923 : « art et technique une nouvelle unité »

Théo Van Doesburg : peintre architecte, fondateur du mouvement hollandais de Stijl, se rend a Weimar en 1921, écrit des articles et fait des conférences. Il est d’accord avec la conception qui est à la base de L’école, mais critique l’enseignement qui pour lui a prit une mauvaise voie !

Gropius et Feininger voit un intérêt à intégrer Van Doesburg au Bauhaus : figure de l’avant garde internationale, il est à la base d’un style architectural qu’admire Gropius, et critique le « romantisme « de l’école. Il voit dans le Bauhaus le moyen de donner un deuxième souffle à sa carrière.

// Gropius réalise que l’influence d’Itten est trop forte, et dogmatique, limitant l’école à un artisanat qui n’est pas ce qu’il souhaitait au départ. On voit ici l’école prendre un tournant, et s’éloigner de l’expressionisme pour s’engager dans une voie inspirée du néoplasticisme et du constructivisme : la nouvelle objectivité.

On voit l’école passer de l’expressionnisme au constructivisme.

Il devient nécessaire que Itten quitte l’école, et en 1922 Gropius parvient à la convaincre à poser sa démission. Il fut remplacé par Laszlo Moholy-Nagy, proche de Van Doesburg.

Laszlo Moholy-Nagy 1895-1946, hongrois, sa nomination est le résulta d’un changement politique dans l’école : il porte une tenue d’ouvrier, un aspect austère, autodidacte, polyvalent, préconise la diversification des moyens d’expression ; s’intéresse à la photographie en particulier. Artiste constructiviste, prône un art conceptuel, mettant de coté la subjectivité. Il s‘oppose aux autre maitre de forme qui ont tous une approche mystique de l’art.

Très bon pédagogue, il a de bons rapports avec ses élèves, il a des propos clairs et rationnels, et contrairement aux autres, n’a aucune méfiance envers la machine.

Il transforme en profondeur le cours préliminaire : tous les éléments métaphysique, corporels, sont exclut, il initie ses élèves aux techniques et aux matériaux de base.

Maitre forme de l’atelier Métal, il dirige ses élève vers la conception d’objets simple et épuré et encourage l’utilisation de feuilles d’acier.

1923 conférence de Gropius : « art et technologie, une nouvelle unité ». L’école se tourne vers l’industrie, et la fabrication de prototypes. La philosophie de l’école s’éloigne de la conception d’un art qui permettrait un renouveau de l’homme par l’association de l’art et de l’artisanat (conception + proche des idées de William Morris), pour se diriger vers l’idée de production et d’industrialisation via la machine. Cette intrusion du constructivisme (néoplasticisme) aura une influence sur tous les maitres, on verra dans leurs œuvres, une plus grande rigueur, un langage plus géométrique, une simplification de leur palette de couleurs.

L’idéal du Bauhaus est de construire des objets fonctionnels, trouvé une adéquation entre le matériau, la forme et la fonctionnalité, certains des objets conçu au Bauhaus nous sont aujourd’hui très familier. Ce qui fait la modernité des ces objet sont l’association de matériaux de manière inédit, et des modèles qui ont été produit de manière industriel a grande échelle. Une esthétique « Bauhaus » se développe : grande fonctionnalité et esthétique constructiviste.

// Gropius a des problèmes de financement et doit essayer d’atteindre une indépendance financière en produisant , non plus de l’artisanat d’art, mais des objets manufacturés réalisés a partir de prototypes élaborés à l’école pour être ensuite industrialisés . C’est pourquoi il encourage l’utilisation de formes plus simples, pour faciliter la production industrielle.

Moholy-Nagy était pour le cours préliminaire assister d’un ancien élève, maitre d’atelier de l’atelier verre. : Joseph Albers (1888-1976).un des meilleurs élèves du Bauhaus, Gropius lui demande rester comme assistant une fois soin cursus achever. Avant d’entre a Bauhaus, il était instituteur spécialisé en art, et avait suivi une formation chez un maitre verrier. A partir de 1925, il aura en charge le cours préliminaire de l’école.

Il travail les propriétés des matériaux avec ses élèves. Dont le papier dont il fait découvrir tous les aspects a ses élèves. Bon pédagogue, il permet par ses cours de donner a ses élèves de bonne base sur les possibilités des matériaux. Aux premiers jours il arrive avec un tas de vieux papier journaux, « essayez d’en faire quelque chose ! ». Il enseigne également la typographie, et la mise en page.

  1. Exposition de 1923,

L’école qui dépend en partie de fond publique & qui est largement critiqué à Weimar doit rendre compte de son travail. Il faut pour cela montrer le travail réalisé. Plusieurs petites expo non officielles ont déjà eu lieu qui furent des échecs. Mais la première grande expo a lieu au cours de l’été 1923.c’est aussi le moyen de montrer le changement d’orientation de l’école. C’est une vitrine d’importance pour Gropius qui espère trouver ainsi de nouveaux commanditaires et lever de nouveaux fonds. Gropius recherche des financements, et rencontre peu de succès dans ses différentes démarches.

L’expo fut un grand succès. Grace a une importante campagne publicitaire, (affiches, magazines, cinéma).15 au 19 aout, la semaine Bauhaus : de nombreuses conférences sont données, spectacles, ballet triadique.

Gropius met en avant dans ses conférences son désir de s’inscrire dans une nouvelle ère industrielle. Production de massive de produit bon marché, mais de qualité avec une esthétique.

L’année 1923 marque un tournant dans l’économie allemande, après cette longue période d’inflation incontrôlé, un plan de reforme monétaire est mis en place, ce qui amène de nouveaux investisseurs sur le sol allemand. Pour les allemands, la croissance sur un modèle capitaliste. L’école suit cette nouvelle idéologie, renonçant à ses premiers idéaux « romantique ».

L’influence du groupe De Stijl, sur l’école se développe, le meilleur exemple est le prototype de maison modèle : « haus am horn » destinée à être produite en série.

Maison uni familiale idéale, elle est conçue en nid d’abeille, espace central autour du quel s’organise les autres espaces de la maison, économise ainsi l’espace des couloirs, Recherche un maximum de confort avec la plus grande économie ; une réflexion sur l’espace et sa distribution, cuisine aux rangements rationnels, chambres ‘enfants aux murs « tableau noir »… conçue par Much et Meyer. Son équipement était aussi nouveau : tous les éléments avaient été conçus et réalisés dans les ateliers du Bauhaus, Marcel Breuer réalise la cuisine, (cuisine qui est le prototype de non cuisines modernes). Armoires et étagères encastrées La maison avait été financée par Sommerfeld.

Une des principales aspirations est ici aussi de montrer un autre manière d’habiter. Un habitat, économique, pratique, hygiénique. Réflexion sur les fonctions des pièces et leur répartition : un habitat qui facilite et rationnalise le travail de la ménagère.

On retrouve les mêmes idées dans les maisons de maitres de Dessau.

L’exposition fut un succès, on en salut la nouveauté et la modernité des expériences mise en place. // Quelques critiques.

Ce succès rendit confiance aux professeurs et aux élèves, qui a partir de ce moment produisent plus, et furent moins dans les cours théoriques. Recevant de plus des commandes extérieures.

Cabinet des directeurs : 1924 cette pièce est un hommage au carré, une salle est aménagée pour ne plus être qu’un pièce de 5x5 m, éclairage tapis, ameublement, font référence a de Stijl. Espace qui matérialise les théories de Gropius : hiérarchisation spatiale, espace matériel, mathématique, puis transcendantal.

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