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Art-Histoire-Littérature

Le contexte artistique à la veille de la grande guerre : Paris

10 Février 2015 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

Apollinaire,bateau lavoir, Ambroise Vollard par cézanne, chagall, douanier rousseau, Metzinger, Matisse, Marie Vassiliev, Picasso, Gleizes, Léger, Picasso, La Ruche
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De nombreux historiens font commencer le XXème siècle en 1914. La grande guerre apparaissant comme un moment charnière entre deux époques : le XIXème et le XXème siècle. Cependant, si la guerre est un marqueur temporel pertinent, la décennie qui précède la guerre, est un moment tout à fait particulier, qui connaît de rapides évolution, ainsi que des bouleversements technique et scientifiques.

Le train express, le métro, le téléphone, l’automobile et l’avion, se développent et transforment en profondeur la relation des hommes au temps et à l’espace.

De nombreuses notions sont remises en question, de nouveaux outils permettent une meilleure connaissance et une nouvelle exploration du monde microscopique et du monde macrocosmique.

Emergent alors de nouvelles interrogations sur la matière.

Les découvertes en physique et chimie sur la radioactivité remettent en question de nombreuses connaissances.

En 1905, lorsqu’Albert Einstein expose sa théorie de la relativité, il confronte ses contemporains à une nouvelle conception de l’espace et du temps.

Parallèlement les théories freudienne, font envisager un continent inconnu : l’inconscient.

Ces idées scientifiques sont à l’époque largement vulgarisées dans de nombreux journaux et revues dont les artistes, écrivains, peintres, poètes sont très friands.

« Durant ces 6 ou 7 ans qui vont de 1907ou 8 à 1914, il fut dépensé dans les ateliers des jeunes peintres de Paris des trésors de patience, d’analyse, d’investigation, d’érudition et jamais ne flamba un tel brasier d’intelligence ! Tout fut examiné, par les peintres l’art des contemporains, les styles de toutes les époques, l’expression plastiques de tous les peuples, les théories de tous les temps. Jamais on ne vit autant de jeunes peintres aller dans les musées, passer au crible, étudier, confronter la technique des grands maitres, on fit appel aux production des sauvages et des peuples primitifs et aux vestiges esthétiques des hommes de la préhistoire. On s’occupait également beaucoup des dernières théories scientifiques d’électrochimie, de biologie, de psychologie expérimentale et de physique appliquées » Blaise Cendrars.

On ne peut que constater que cette période est marquée par ces nouvelles idées. Tous cherchent à aller au plus prés de la vérité de l’objet et du monde qui les entourent.

Cette période dont Blaise Cendras marque les repères chronologiques : de 1907 à 1914, connaît non seulement un développement rapide des courants d’avant garde : fauvisme, cubisme, orphisme, futurisme. Mais aussi est surtout leur diffusion à travers l’Europe inspirants de nombreux groupes de jeunes artistes.

Les arts et les lettres font alors fi des frontières et les artistes ou leurs œuvres circulent rapidement. En effet depuis la fin du XXème siècle certains courant artistiques d’avant garde vont connaître un développement européen : comme le symbolisme, dès la fin du XIX qui se diffuse en Europe grâce au groupe des XX à Bruxelles.

Des marchands de tableaux allemands viennent travailler en France : Willem Uhde, Daniel-Henry Kahnweiler, ils font le lien entre Paris et Berlin. Des artistes étrangers, Russe, Allemands, Hongrois, Norvégiens… viennent faire leurs études artistiques à Paris.

Stephan Zweig décrit dans son livre cette atmosphère de « jeunesse européenne », qu’il a pu constater à Paris lors de son « grand tour ». En effet Paris est alors capitale mondiale des arts.

Les liens que ces artistes entretiennent avec leurs pays d’origine vont permettre la propagation rapide de ses expérimentations artistiques, qui seront réinterprétés et développer sur place, accélérant et encourageant les recherches entreprises par les avants gardes locales.

Paris, Berlin, Moscou, New-York deviennent des capitales de l’avant garde artistiques.

PARIS :

Paris est depuis longtemps la capitale mondiale des arts et attire les jeunes artistes, comme lieu d’apprentissage et d’exploration. Les deux grands courants fondateur de l’art moderne y naissent : le fauvisme et le cubisme. Paris devient le lieu où se croisent des artistes de l’Europe entière. Paris et le lieu de diffusion des recherches d’avant garde qui vont venir nourrir des recherches artistiques.

« Paris vous donnait des ailes » Stephan Zweig.

Lorsque Zweig est à Paris dans les années 1905-1907, il est frappé par un sentiment de liberté. Les différentes classes sociales se côtoient et se mélangent plus facilement qu’en Allemagne. Il est alors facile de rencontrer des figures importantes de l’avant garde littéraire et artistique en fréquentant les cafés.

Paris est considéré comme la meilleure école du monde, là où se trouve le meilleur de l’art moderne. En effet Paris rassemble l’école des beaux arts, des ateliers, de nombreux musées, et salons. Passer par Paris est pour tout artiste une étape nécessaire lui donnant sa légitimité en tant qu’artiste, tel un rituel initiatique.

En 1907 c’est à Paris qu’il faut être quand on est peintre.

Montmartre et Montparnasse sont des quartiers d’artistes depuis longtemps, les artistes fréquentent les cafés, lieux de sociabilité où se font les rencontres importantes.

De jeunes artistes et écrivains de l’Europe entière mais aussi américains se retrouvent ainsi.

Certains lieux deviennent emblématique de la peinture d’avant garde :

A Montmartre au nord de Paris, le « Bateau-Lavoir » rassemble de nombreux ateliers d’artistes, à Montparnasse c’est « La ruche » qui rassemble également de nombreux artistes.

La Ruche : créée en 1902 par le sculpteur Alfred Boucher, elle est la réalisation du rêve d’un artiste humaniste qui consacrera un partie de sa fortune à créer un véritable phalanstère d’artistes. Boucher à la fermeture de l’exposition universelle rachète le pavillon des vins de Bordeaux qu’il fait installer sur un terrain acheté à Montparnasse. Par la suite des pavillons périphériques seront construits, ce sont de structures légères faites de matériaux de récupération.

Montparnasse est le quartier qui accueille de manière privilégiée les artistes étrangers. Lieux d’échanges et d’émulation, lieux cosmopolites où peintres sculpteurs, poètes et musiciens peuvent échanger librement.

De nombreux jeunes artistes juifs de l’Europe de l’est, fuyant les pogroms s’installent à la Ruche, Lipchitz , Archipenko , Chagall , Csaky

Dans le même lieu ont pouvait voir des œuvres d’inspiration impressionnistes, cubistes ou fauves. Certaines personnalités font le lien entres les artistes de Montparnasse et ceux de Montmartre, Max Jacob ), peintre et poète, ami de Picasso et d’Apollinaire , fréquentes les ateliers de la ruche, et diffuse ainsi les idées et recherches d’avant garde.

Un autre résident de la ruche qui impulsera une vision particulière, est Fernand Léger, qui y diffuse les idées « tubistes », issues de sa visite de la rétrospective Cézanne, au Salon d’automne de 1907, qui fut visitée par toute la jeunesse artistes de Paris, qui s’enthousiasmèrent pour la sphère, le cône et le cube.

Montmartre est l’autre centre artistique, sorte de village perché au sommet de la colline , rassemblant bals, Cabarets et cafés, comme le « Lapin agile » (diapo 15-16), le moulin de la galette ,

Diapo 18 -Pendant ce temps à Montmartre au « Bateau-Lavoir » : Apollinaire fait découvrir a ses amis, Braque et Picasso l’art nègre, « forme artistique originelle », précédant ainsi tous les arts.

Les allers retours entre la ruche et le Bateau Lavoir sont constants, max Jacob, Apollinaire, Blaise Cendrars.

Le Bateau-Lavoir (ainsi nommé par Max Jacob,) rassemble des ateliers d’artistes depuis la fin du XIXème siècle, C’est en 1904 que s’y installe Picasso. Au début connu sous l’appellation « Maison du trappeur », le bateau Lavoir est un endroit « hideux », les ateliers y sont petits, insalubre et il n’y a qu’un point d’eau pour les trois étages, où le mobilier des artistes est constitué de quelques planches et du papier journal.

-C’est en 1907 qu’il y dévoile sa toile Les Demoiselles d'Avignon, une des toiles qui avec les Nus dans la forêt de Léger marquant les débuts du cubisme.

À cette époque les habitants du Bateau lavoir se nomment Kees van Dongen), Juan Gris , Constantin Brancusi, Modigliani, Pierre Mac Orlan, Max Jacob(-. En 1908 le Douanier Rousseau y est accueilli par un mémorable banquet.

Le Bateau-Lavoir perd peu à peu de son animation à partir de la Première Guerre mondiale au profit de La Ruche.

C’est au Bateau Lavoir que s’installeront Auguste Herbin (diapo 25), Otto Freundlich.

Quand à la Ruche elle accueille de plus en plus d’artistes français ou étrangers, Modigliani (diapo 26)(qui passe aussi au bateau lavoir), Henri Laurens). Qui peuvent y travailler et survivre grâce à la générosité et la bienveillance de Boucher.

Ou encore quelques russes comme Soutine, Kikoïne . André Salmon qui parlait russe était proche de ce groupe.

- Un autre lieu où de rassemblent de jeunes artistes, c’est l’académie Matisse à partir de 1908, Matisse ouvre une académie gratuite, qui va rapidement attirer de nombreux peintres de Montparnasse. C’est dans l’ancien couvent du sacré cœur, divisé en atelier, où travail et habite Matisse, que se situe l’académie qui rassemble dès son ouverture une importante colonie de peintre scandinaves, hongrois, mais aussi des allemands, dont le peintre Hans Purrmann , qui accompagnera Matisse lors de ses voyages allemands. Des russes dont Marie Vassiliev (1884-1957), qui traduit les « notes d’un peintre » en russe et les publient dès 1910 dans la revue d’avant garde moscovite « la toison d’or » et Greta Moll. En 1910, le gouvernement vend le couvent du sacré cœur et Matisse qui vient de recevoir la commande des panneaux décoratif la danse et la musique de Chtchoukine s’installe à Issy les Moulineaux.

En 1908, Marie Vassiliev ouvre une académie de peinture « académie russe », qui deviendra « académie Vassiliev », qui devient aussi un « salon » où se retrouvent aussi bien Matisse, Satie que Modigliani et Soutine. Elle rassemble une collection d’art moderne et accueil des conférences, comme celle que donnera Fernand léger en 1913. Elle devient infirmière pour la croix rouge à la déclaration de la guerre et ouvrira une cantine pour permettre aux artistes de Paris de manger.

Quand à Matisse, il continue deux fois par semaine à rendre visite a ses élèves. Si l’exposition Matisse à Paris dans la galerie Bernheim fait scandale, L’accueil New yorkais semble un peu plus favorable, lors de l’exposition organisée par Alfred Stieglitz dans sa 291 Gallery, et grâce au soutient de ses amis étrangers, américains, russe, allemand et anglais, il garde confiance .

De plus c’est une époque où la peinture d’avant garde est marquée par le cubisme et où Matisse est mit de « coté ».

Ces artistes de l’avant garde rejetés par les institutions, refusés du Salon, mit a l’écart du salon des artistes français très conservateur, vont bénéficier du développement du salon des indépendants, fondé des 1884 par Odilon Redon, Paul Signac, Henri Edmond Cross, Albert Dubois-Pillet, et de nombreux autres peintres qui systématiquement refusés au Salon souhaite exposer leur travail, sans jury et sans récompense : « présenter librement leurs œuvres au jugement du public ». Tout tableau y est admis moyennant une cotisation de 25 Fr. Les œuvres son présentées dans les baraques du cours la reine, aux tuileries.

Le salon des indépendants sera un lieu important de diffusions de l’art d’avant garde, car il accueille des artistes français mais aussi étrangers. Les fauves et les cubistes exposent au Salon des indépendants. Le salon des indépendants est « un salon de peintre pour les peintres » Fernand Léger. C’est un salon ouvert à la recherche et prêt à affronter les rires. Ont peut considérer le salon des indépendant comme la « pépinière de l’art moderne ».

Le Salon d’automne.

Le salon d’automne fut créé en 1903 par Frantz Jourdain, en collaboration avec Hector Guimard, Georges Desvallière, Eugène Carrière, Félix Vallotton, et Edouard Vuillard. En réaction au salon qui est bien trop conservateurs, ils souhaitent faire un salon des innovations du XXème siècle. Présenter des artistes de toutes les nationalités, des œuvres variées, choisi par un jury représentant la société et non les institutions. Le premier salon d’automne, 1903 s’étant vu refuser les salles du grands palais a lieux dans les sous sols du petits palais. Signac voit ce salon concurrent des indépendants d’un mauvais œil, et Carolus Durand, membre du jury du Salon, menace d’exclusion tout artistes ayant exposer au salon d’automne. L’exposition fut cependant un succès.

Jusqu'à la première guerre Mondiale le Salon d’automne sera présent a chaque étape décisive de l’évolution de l’art Moderne : Fauvisme, Cubisme, Orphisme, Futurisme. Ce fut également le lieu de grandes rétrospectives qui furent des sources d’inspirations forte pour les jeunes artistes : Gauguin, Cézanne…

Ayant néanmoins le soutient de certaines personnalités reconnues du monde institutionnel de l’art, les expositions suivantes auront lieux au Grand Palais. Jourdain participants à de grands évènements internationaux favorise la diffusion des œuvres présentées au salon d’automne.

Les années qui furent les plus importantes dans l’histoire du Salon d’automne avant la première guerre mondiale furent, 1905,1907, 1910 et 1911.

-Si Matisse expose au Salon d’automne dès son ouverture en 1903, c’est en 1905 qu’il fait scandale avec ses amis Derain, Marquet, Camoin… où sont exposées les tableaux qui seront qualifiées de fauve.

-L’année 1907 est marquée par un important hommage à Cézanne qui marquera les jeunes artistes et qui sera pour eux un des points de départ de l’invention du cubisme.

Cézanne peint le paysage en volume, mais dans une recherche constante de s’intégrer au plan du tableau.

Cette rétrospective posthume, sera importante aussi bien pour Matisse qui dit « Cézanne, notre père a tous », ou encore « Dans l’art moderne c’est indubitablement a Cézanne que je dois le plus » H. Matisse, que de nombreux jeunes artistes. Que Albert Gleizes et Jean Metzinger premiers théoriciens du mouvement cubiste. (Ils publient Du cubisme en 1912). Suite a une exposition Cézanne chez Vollard en 1910, apollinaire écrit : « La plus part des peintres nouveaux se réclament de cet artiste sincère et désintéressé ».

1910 où est exposé les deux panneaux de Matisse « la danse » et « la musique », qui seront moqués par les visiteurs.

C’est en 1910 que les premières toiles cubistes sont présentées au Salon d’automne et en 1911 que le cubisme connaît sa première reconnaissance en tant que mouvement, tout en restant décrier par le grand public qui se presse néanmoins pour voir ces tableaux. Les premiers artistes « cubistes » à exposer au Salon d’automne sont : Gleizes , Metzinger , Braque, Léger.

C’est aussi en1910 que le salon d’automne présentes du mobilier créé par le Deutscher Werkbund, qui sera un moment de remise en question des arts décoratifs français qui y voit un renouveau des arts décoratifs.

- Et en 1912 qu’est présentée la maison cubiste conçue par les artistes cubistes de la section d’or.

Cependant le scandale autour des toiles cubistes et la montée du nationalisme amène de nombreux critiques à refuser le cubisme comme étant un art « étranger », les marchands qui soutiennent le cubisme sont d’origine allemande. Et Il faut de plus souligner que Jourdain n’est pas un défenseur du cubisme, qu’il accepte cependant comme représentant d’une peinture moderne.

- Le scandale autour du cubisme menace de fermeture le salon d’automne qui sera défendu à l’assemblée nationale par Marcel Sembat, il n’est pas un défenseur du cubisme mais de la liberté d’expression, c’est son intervention qui sauvera le salon d’automne.

Le salon sera fermé pendant les années de guerre et reprendra dès 1919.

Ces salons qui arpentés par de nombreux visiteurs apparaissent comme les laboratoires de l’art moderne.

Mais il y a aussi les marchands et leurs galeries qui pour certaines osent exposer de l’art d’avant garde :

Bernheim jeune, Druet, Durand-Ruel, diapo 48 Ambroise Vollard, , Daniel Henri Kahnweiler. Diapo 49 Berthe Weill Ces marchands, ne sont pas de simples commerçants mais des précurseurs qui font découvrir une nouvelle peinture, de véritables mécènes. Ces marchands sont d’autant plus important pour la diffusion de l’art moderne que depuis les années 1870, de nouveaux acheteurs se présentent, riches entrepreneurs ou industriels européens ou américains, désireux de se constituer une collection mais aussi d’investir.

De plus ces marchands vont entrer en contact avec des peintres et acheteurs étrangers, favorisant une diffusion rapide de l’avant garde, aussi grâce aux revues qui de multiplies et où sont reproduits les tableaux grâce à la photographie.

-La section d’or :

La section d’or ou groupe de Puteaux, rassemble des peintres, sculpteurs et poètes. Le groupe fut fondé aux lendemains de la présentation des tableaux cubistes au salon des indépendants au printemps 1911, et du scandale qui s’en suivi. Cette exposition rassemblait des œuvres de Jean Metzinger, Albert Gleizes, Robert Delaunay, Henri Le fauconnier, -Roger de la Fresnay et Fernand Léger.

La volonté des membres de la « section d’or » est de se distinguer du cubisme de Barque et de Picasso, plus inspiré par les arts « primitifs »est surtout conçu sans volonté de faire école.

-La section d’or se veut dans la continuité de l’histoire de l’art, ils ne se placent pas en rupture, mais en continuité. Leur argument pour défendre cette idée et qu’ils sont à la recherche d’une harmonie, qu’ils essayent d’atteindre grâce à l’utilisation du nombre d’or. Ils ressentent le besoin d’élaborer un appareil théorique pour justifier une nouvelle construction de l’image. Ils ont une approche plus scientifique.

La première exposition du groupe a lieu à la galerie de la Boétie, en octobre 1912, rassemblant en plus des membres fondateurs Archipenko, Joseph Csaky, Roger La Fresnay, Juan Gris.

Le groupe de la « section d’or » comprend aussi Marcel Duchamp, Jacques Villon, Frantisek Kupka, Picabia, Guillaume Apollinaire.

Lors de la premiers exposition de la section d’or, est édité le premier numéro de leur revue, rassemblant des contributions d’Apollinaire, Pierre Reverdy, Max Jacob, André Salmon (on peut constater que ces écrivains sont le dénominateurs communs entre tous les groupes d’avant garde.) « Peindre c’est plus que voir, peindre c’est concevoir » André Salmon

Le nom « section d’or » a été suggérer par Jacques Villonaprès la lecture d’un traité de Léonard de Vinci traduit par Joséphin Péladan., ce dernier donne une dimension mystique au nombre d’or, et au formes de la nature (on peut y voir un néo platonisme) ce qui renforce les croyances de Villon, sur la signification des proportions mathématiques, comme reflet des formes et structures de la nature. Les membres de la section d’or se passionnent pour les mathématiques et la géométrie, ils sont proches du « pseudo mathématicien » Maurice Princet, c’est un spécialiste des calculs de statistiques qui fréquente les cafés où se retrouvent les artistes et de fait une place de « mathématicien du cubisme ».

La volonté des artistes de la « section d’or » est de se placer dans une continuité de l’histoire de la peinture, faisant référence à des figures comme Georges Seurat, qui basait lui aussi ses recherches sur une volonté d’atteindre une harmonie en utilisant des principes scientifiques.

Ils introduisent dans la recherche cubiste une dimension mathématique et spirituelle (voir mystique) qui aura une certaine influence sur le développement l’art abstrait après la première guerre mondiale. C’est une peinture qui revendique un retour à l’intellect et à la raison. Théoriser une intuition, voilà ce qui déplait à Picasso.

L’essai Du Cubisme de Gleizes et Metzinger, est traduit en russe et en anglais dès 1913, contribution importante à la diffusion du cubisme en Europe.

-Juan gris, est très inspiré par une approche géométrique : « je compose avec des abstractions », il recherche une composition équilibrée faites de formes abstraites à la quelle il donne une lecture figurative en plaçant des « signes », évoquant des objets. Ces signes ensuite s’intègres à la composition en construisant un ensemble de rimes plastiques.

Parmi les sources d’inspirations des artistes cubistes il faut évoque la figure de

Henri Bergson qui est le philosophe du moment.

« Le point de départ de la philosophie de Bergson est la découverte de la durée, Bergson analyse la notion du temps, telle qu’on la trouve a l’œuvre dans les sciences physique et mathématiques. Bergson oppose un temps abstrait : succession de d’instants immobile à un temps réel : ou durée. Qui se caractérise par sa continuité, son indivisibilité, et le changement. »

S’oppose une perception intérieur du temps : la durée, et une perception extérieure le temps mesuré et calculé des physiciens.

« Cette durée ou temps intérieur, qui est mouvant et élastique et non quantifiable. »

Cette nouvelle compréhension du temps, est une des sources d’inspiration du cubisme. Mais on retrouvera cela dans d’autre œuvres d’avant garde, en musique avec les danses syncopées, ou encore en littérature, les pètes écrivant des textes sans ponctuation, où la syntaxe est désarticulée, avec des jeux typographiques.

- Les futuristes : le futurisme est un mouvement à l’origine italien, qui va rapidement essaimer a travers l’Europe et au-delà. Marinetti publient leur manifeste dans le Figaro en 1909, qui a grand sens de la communication, et qui consacre sa fortune personnelle à l’essor du mouvement. Marinetti organise des évènements, dont une exposition 1912 chez Bernheim jeune. Boccioni, Balla, Severini.

Mouvement, moderniste machiniste, militariste et agressif, ils recherche une dynamisme plastique, et cherche a reproduire le mouvement, pour cela il s’inspirent des travaux de photographes sur la décomposition du mouvement. Le futurisme s’étend au delà des arts plastiques, ayant un développement, architectural, musical, poétique et théâtrale. Le futurisme veut investir toutes les activités humaines. Diapo 59- La poésie futuriste, avec ses mots en liberté, et ses onomatopées inspirera certainement les futurs Dada.

-Des européens convaincus :

Si Paris est la capital mondiale de l’art, elle devient le lieux à partir du quel se diffuse l’avant garde en Europe et aux états unis, les étrangers qui viennent à Paris, repartent chez eux avec des œuvres, et des idées pleins la tête .

Ardengo Soffici, peintre, écrivain, critique d’art italien, ami de Kahnweiler, qui contribue a diffuser l’art d’avant garde en Europe par le biais de revues.

Clive Bell et Roger Fry deux anglais (groupe de Bloomsbury) diffuseur de l’avant garde en Angleterre garce a l’exposition « Post impressionnisme ».

- Carl Einstein, berlinois proche des milieux artistiques et littéraires premier critique a confronter l’art nègre et l’art d’avant garde. Le collectionneur Harry Kessler .

Ou encore Wilhelm Uhde diapo 63, figure importante du groupe des émigrés allemands qui se retrouvent au café du Dôme, il est lui aussi européen, il possède un appartement galerie où il fait découvrir « la peinture de grande qualité » Braque, Picasso, Herbin.

Les collectionneurs Russe Chtchoukine et Morozov, le tchèque Vincenz Kramar, qui montre à paris de photos de peinture tchèque. Sans oublier les américains, Gertrude Stein et des frères Léo et Michael.

Il y a aussi des expositions organisées à Londres (Fry), Cologne, Berlin, Munich.

Ces artistes, écrivains, critiques marchands se retrouvent dans les cafés, et certains, comme le café du Dôme est appelé par Adolphe Basler une SDN, et aucuns de croit a une guerre imminente. Cependant au cour de l’été 1914 tous ont le sentiment qu’un monde va disparaître, et la guerre sera surtout une grande désillusion pour tous ceux qui croyait alors être européens.

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