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Art-Histoire-Littérature

les filles du Bauhaus: l'atelier tissage,1ère partie.

21 Février 2015 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

Ida Kerkovius
Ida Kerkovius
Ida Kerkovius
Ida Kerkovius
Ida Kerkovius
Ida Kerkovius
Ida Kerkovius

Ida Kerkovius

Gunta Stölzl
Gunta Stölzl
Gunta Stölzl
Gunta Stölzl
Gunta Stölzl
Gunta Stölzl

Gunta Stölzl

Les principes pédagogiques du Bauhaus étaient donc basés sur une collaboration entre un artiste et un artisan, afin de confronter les recherches plastiques et formelles aux possibilités des matériaux et ainsi trouver l’adéquation entre les deux.

C’est dans l’atelier de tissage que ce duo artiste-artisan va le mieux fonctionner, le peintre Georg Muche et la tisserande Hélène Böner vont savoir collaborer est donner un nouveau souffle aux productions textiles.

D’autres peintres apportèrent un soutien à l’atelier tissage, comme Paul Klee, qui s’intéressait tout particulièrement à cette technique. L’atelier existe dès l’ouverture du Bauhaus en 1919, jusqu'à sa fermeture en 1933.

Les caractéristiques des tapis, tapisseries et autres textiles produits au Bauhaus, sont la recherche constante de nouveaux matériaux, des combinaisons de motifs géométrique, créant des tapisseries abstraites. Leurs recherches les amenaient à combiner entre elles des techniques de tissage traditionnelles et industrielles. De plus les techniques employées ne se limitaient pas au tissage mais prenait en compte d’autres techniques, tel que le crochet, le macramé, la broderie, l’application sur tissus, l’impression sur tissus. Toutes techniques se rapportant au textile.

Tout un travail de couleurs, de textures, de contrastes qui prend sa source dans les enseignements de Johannes Itten.

Il faut noter que la production textile du Bauhaus est celle qui rencontra le plus de succès au près du public, et il fut le seul atelier à pouvoir s’auto financer. Car dès ces début Goerg Muche encourageait les productions en grandes quantités, afin d’augmenter la compétitivité de l’atelier. Rapidement furent introduit des métiers jacquard afin de développer des textiles aux dessins plus complexes en assurant une certaine rapidité d’exécution, c’est au final le seul ateliers, avec l’atelier céramique à avoir rempli le cahier des charges du Bauhaus, c’est à dire donner une dimension quasi industrielle aux productions afin de financer l’école.

Au début de l’année 1922 l’atelier comptait 22 étudiantes. Parmi les élèves de Hélène Börner deux se distinguèrent particulièrement : Ida Kerkovius et Gunta Stölzl.

Ida Kerkovius (1879-1970), intègre l’école du Bauhaus à Weimar en 1920, elle y développe une oeuvre peinte, et suis les cours de Johannes Itten, Oskar Schlemmer, et Wassily Kandinsky, son travail se caractérise par l’utilisation de couleur vives, et des compositions aux limites de l’abstraction. Après avoir suivi le cours préliminaire elle entre dans l’atelier tissage qui est réservé aux femmes au Bauhaus. Elle y déploiera son talent, tissant des tapis, pour Gropius et Paul Klee, elle compris rapidement que son talent pouvait lui permettre de mener une vie indépendante, en 1924, elle rentre à Stuttgart, où elle enseigne et continue son œuvre tissée. Entre 1934 et 1939 elle effectue d nombreux voyages a travers l’Europe. Elle gagne sa vie essentiellement grâce à ses œuvres tissées. Bien que ses œuvres aient été considérés comme dégénérées par le parti Nazi, son travail continue à être vendu en cachette par son marchand. Sont atelier fut bombardé en 1944, ce qui explique que très peu des œuvres réalisées avant 1944 subsistent.

Les tisserandes participent largement à l’aménagement de la maison modèle Am Horn en 1923, avec leurs tissus d’ameublement et leurs tapis.

Le bureau du directeur fut également décoré d’ouvrages tissés. En 1924 Gropius complimenta l’atelier en disant que c’était sans doute l’atelier de tissage le mieux équipé de toute l’Allemagne.

Les produits finis appartenaient en droit au Bauhaus et non à l’auteur de l’œuvre.

Après le déménagement dans les nouveaux locaux de Dessau l’atelier du se rééquiper entièrement car Helene Börner, propriétaire de la plupart des machines de tissage, quitta le Bauhaus.

C’est à ce moment que Gunta Stölzl reprit les fonctions de « maître artisan ». Les tisserandes étaient connues pour leur insoumission, et les relations avec Muche se dégradèrent au cours de l’année 1926, il dut se résoudre à quitter le Bauhaus en avril 1927. Gunta Stölzl, repris donc la direction de l’atelier au départ de Helene Börner, elle développa l’enseignement à d’autres techniques, comme la teinture. De plus la production prend alors son essor, et ce sont des tissus muraux, des tapisseries, tapis, tissus d’ameublement, comme ceux réalisés pour la maison Sommerfeld, ou la maison prototype réalisée pour l’exposition de 1923.

Gunta Stlölz : (1897-1983) pris alors la direction de l’atelier, ce fut la première et unique jeune maître de l’école. Gunta Stölzl mis en place un programme entièrement nouveau, divisant l’atelier en une unité d’enseignement et un atelier de production. Les exercices avec de matières nouvelles prirent de l’ampleur pour proposer sur le marché des étoffes plus solides et moins coûteuse.

Gunta Stölzl, donna un nouveau souffle à l’atelier, sa créativité n’avait pas de limites et elle s’investissait aussi dans l’aspect pédagogique. Elle développa l’atelier de teinture, et ses recherches la conduisaient à expérimenter de nouvelles matières, de nouvelles techniques.

Les exercices pratique du tissage manuel était répartis entre les métiers à tisser (à ratière et Jacquard), la tapisserie, et la fabrication de tapis, également dans la bonneterie et la teinturerie. Des modèles destinés à la production industrielle devaient êtres développés dans cet atelier.

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