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Art-Histoire-Littérature

Paul Signac, où la peinture positive.

2 Février 2015 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

Paul Signac, où la peinture positive.
Paul Signac, où la peinture positive.
Paul Signac, où la peinture positive.
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Paul Signac, où la peinture positive.

Paul Signac (1863-1935)

Il y a chez lui une conception, tout à fait « positiviste », l’idée de progrès, d’évolution scientifique, voir morale qu’il développera dans son texte," D’Eugène Delacroix aux néo –impressionnistes".

Il travaille en étroite collaboration avec Seurat qu’il rencontre en 1884, et pose avec lui les bases scientifiques du néo impressionnisme. Après la mort de Seurat il est celui qui deviendra le chef de file du mouvement.

Ses parents commerçants ont toujours soutenu sa vocation de peintre. Bien que ce dernier est hésité un temps entre peinture et littérature. Sa particularité est de n’avoir aucune formation classique, il ne fera que côtoyer les ateliers libres, celui d’Emile Blin en particulier , mais il en existe de nombreux autres comme l’académie suisse où il n’y aucun correcteur, et où chacun peint comme il le souhaite le modèle . Fervent admirateur de Monet, il n’hésite pas alors qu’il a peine 20 ans à écrire à se dernier pour lui demander la faveur de voir ses toiles. Signac est un passionné de navigation, il possèdera plusieurs bateau, et participe à de nombreuses régates. Il va par la sein en Normandie, et peints les mêmes Paysages que Seurat. On retrouve dès ses premières toiles, ce goût des paysages des bords de l’eau, où la lumière et le paysage se reflète et miroite. Mais sa peinture est également ponctuée de scènes de vie familiale, moments intimes.

Ses premières toiles sont impressionnistes, mais on y voit déjà les prémices de ce qui deviendra le mélange optique. Il expose au premier salon des indépendants, soleil au pont d’Austerlitz, toile qu’il fait accroché au dessus de buffet après avoir donné un pourboire au serveur. C’est là qu’il rencontre Seurat, avec le quel il commence à mettre en place les théories divisionnistes, qu’il appliquera aussi au portait, qu’au paysage où à la figure dans la paysage.

Leur amitié et une celle des complémentaire autant Seurat est réservé autant Signac est expansif ! C’est lui qui se lie facilement avec de nombreux peintres comme Guillaumin et Pissarro.

  • 1886 La salle à manger. Son gout pour le scènes de genre bourgeoise nous évoque la peinture de Caillebotte (le déjeuner 1876), mais aussi le goût de Signac pour la littérature naturaliste, et Maupassant en particulier.
  • Les modistes
  • Salon des indépendants de 1887,

Il est invité par le groupe des XX exposer à Bruxelles, en 1888 ainsi que Seurat. Ces expositions d’avant garde permettent aux peintres de se rencontrer, mais surtout de voir le travail des autres. Nous savons grâce aux catalogues d’exposition, que des artistes variée pouvaient être présentés dans ces expositions d’avant garde, ce qui permet de mieux comprendre les la circulation des idées et des influences. Signac est un prosélyte du divisionnisme avec enthousiasme il cherche a « enrôler » les peintres, c’est ainsi que Théo Van Rysselberghe rejoint le groupe. Où encore Vincent Van Gogh qu’il rencontre sur les bords de la Seine (autoportrait de Van Gogh) ce dernier porte une grande admiration a Seurat qu’il voir comme un rénovateur. Mais cela déplait à Seurat qui voit « sa » méthode être reprise avec application par de nombreux peintres.

Signac est un voyageur, il aime aller a rencontre de nouveaux paysages, l’auvergne, Collioure, où il puise son inspiration.

Ce qui frappe dans ses paysage c’est la manière dont les diffèrent plans du paysage se fondent les unes dans les autres pour ne plus en former qu’un seul. Donnant un effet de planéité a sa peinture : paysages Collioure 1887 (image 29-30-31).

Signac, qui applique les idées « dynamogéniques » de Charles Henry. Va de plus collaborer avec ce dernier en illustrant ses publications. Il est toujours féru de littérature et aime aller dans les bureau de la « revue indépendante », de Fénéon, où il rencontre tous les jeunes critiques qui soutiennent la peinture d’avant garde, est où il aime discuté théorie.

Fidèle au salon des indépendant dont il deviendra le président, il expose chaque année, aux coté de Seurat, mais aussi d’artistes comme Toulouse Lautrec, Van Gogh.

  • Un dimanche 1890, est une toile carré sur la quelle il travail depuis deux ans, et pour la quelle il réalise de nombreuses esquisses. Signac s’attache aux détails de cet intérieur bourgeois. Dans le quel il cherche a traduire grâces aux méthodes divisionnistes, une certains spleen, une certaine mélancolie. Ce sujet paraît très éloigné de ce que fait Seurat sur le Cirque à la Même époque.

C’est a cette date que Félix Fénéon écrit un article important sur Signac, qui déplait à Seurat.

Cette année 1890, est difficile pour Signac qui voit mourir précocement nombre de ses amis, Vincent Van Gogh ce suicide, Puis Dubois Pillet est frappé par la Maladie, et Seurat lui même.

  • Portrait de Félix Fénéon exposé aux indépendants de 1891.

Signac veut faire « un portrait pas banal et très décoratif ».Félix Fénéon y apparaît comme un prestidigitateur, devant un fond décoratif, largement inspiré des motif décoratifs vu sur les kimonos des japonaises des estampes alors à la mode. Ce fut très critiqué aux indépendants.

L’année 1891 où Signac dut faire l’inventaire d’atelier de Georges Seurat suite a son décès soudain, il décide d’embarquer a bord de son nouveau bateau « l’Olympia ». Ses différentes escales lui permettent de peindre un nouveau paysage. Mai c’est une scène d’intérieur qu’il expose aux indépendants de 1892.

  • Femme se coiffant, arabesque pour une salle de toilette.

Cette même année 1892 il organise une exposition posthume de l’oeuvres de Seurat à Bruxelles, grâce au soutien du groupe de XX.

Le groupe de néo va alors se resserrer autour de la personnalité de Signac, qui en devient le chef de file. Henri Edmond Cross, Lucien Pissarro, Maximilien Luce, Théo Van Rysselberghe, forme alors le groupe des Néo –impressionnistes.

Cette anée1892 est aussi marqué par l’arrivée de Signac à st Tropez a bord de L’Olympia, C’est cross qui installé a st clair depuis quelques mois l’encourage a venir le rejoindre dans le sud et découvrir ces paysages de pinèdes, qu’y s’ouvre sur la mer.

  • Portrait de Signac à la barre de L’Olympia par TVR

Signac décide a lors de s’installer à st Tropez, où il se fera construire une maison, « La hune » et où il épouse Berthe, sa compagne depuis plusieurs années.

  • Femmes au puits 1893 exposés aux indépendants. Signac renoue avec le la scène d e genre, mais qu’il insère dans le paysage méditerranéen.
  • Au temps d‘harmonie 1895 Ce grand paysage idéal, est très décoratif, (cf. a Puvi de Chavannes le doux Pays) nous montre comment Signac va inscrire son engagement politique dans sa peinture.

La même année Cross Peint L’air de soir, qui est tableau qui est peint de même esprit que au temps d’harmonie. Ces deux grands sujets sont penser comme des tableaux qui sont en lien avec leur sensibilité politique ; en effet les néo son tous plus ou moins proche (Luce et Fénéon seront quand a eux activistes, ayant des rapports avec Kropotkine, et sont impliqués dans l’attentat contre Sadi Carnot) des anarchistes, soutenant les revues comme Temps nouveaux. Les tableaux réaliser par les peintres anarchistes avait alors des sujets qui étaient plutôt des dénonciations de la misère du peuple ou de son désir de révolte. Mais Signac inaugure ici une nouvelle iconographie : celle de l’utopie anarchiste qui croit que l’âge d’or n’est pas dans le passé mais dans l’avenir. Au temps d’harmonie est une vision utopiste d’une époque future où l’humanité connaitra la paix et le bonheur. Signac recherche l’harmonie dans le sujet, la composition, mais aussi tous les éléments formels du tableau. Ce tableau très travailler a été repeint quelques heures avant sa première exposition.

LE tableau sera également présenté lors d’une exposition du groupe des XX, qui devient alors « la libre esthétique ». Il y eu d’ailleurs des pourparlers pour que le tableau intègre la maison du peuple construite par Horta, mais ce sera un échec et Horta refusera le tableau. Les néo feront de nombreuses litho couleurs pour illustrer les revues anarchistes, ou en faire dons pour des tombolas.

C’est l’installation à St Tropez, et l’exemple de Henri Edmond Cross qui vont convaincre Signac d’utiliser plus largement l’aquarelle pour ses croquis et études préparatoires. Et qui le conduira a petit a petit donner plus de liberté a sa peinture. L’aquarelle étant une technique très rapide et spontanée donne immédiatement à l’artiste un rendu, dont ce dernier pourra s’inspirer pour son travail à l’huile.

La période de st Tropez est aussi celle où Signac avec l’aide de Cross renoue avec ses ambitions littéraires et décide d’entreprendre son essai :

D’Eugène Delacroix aux Néo impressionnistes par Paul Signac, dans un premier temps publier en feuilleton dans la revue Blanche dont Félix Fénéon et rédacteur en chef, puis publier en 1899. Rare texte de théorie artistique existant à l’époque, celui connaît un rapide succès, et sera diffusé, en particulier en Allemagne.

Ecrit après la parution du journal de Delacroix, en 1893, ce texte va lui permettre de faire un manifeste du néo-impressionnisme, a un moment où la peinture de son amis Seurat mort en 1891, et la sienne sont tombée dans une relative indifférence. Ce texte est aussi écrit suite à la découverte de l’œuvre de van Gogh, qu’il rencontre dans les dernières années de la vie de celui-ci. Et au moment où Pissarro se retire du mouvement, et critique le néo-impressionnisme « d’académique », même leur défenseur Félix Fénéon abandonne la critique d’art.

Le texte de Signac montre une lecture positiviste de la peinture, il y voit un progrès, un progrès qui mène nécessairement au néo-impressionnisme. Il veut prouver que leur manière de peindre tellement critiquée et décriée est en fait la suite nécessaire de ce qui a été mis en place par leurs prédécesseurs.

Pour lui Delacroix « ouvre la voie aux impressionnistes », son étude approfondie du journal des tableaux de Delacroix lui permettent de démontrer que certains éléments formels de sa peinture en ce qui concerne la couleur sont volontaires et le résultat d’une recherche. (Seurat et Signac découvrent l’œuvre de Delacroix lors d’une exposition à l’école des beaux arts en 1885, 1886. Les femmes d’Alger dans leur appartement.

Chapitre I : Signac explique le principe de la division, et comment cette touche a été pressentie par Delacroix avec ses hachures.

Chapitre II : apport de Delacroix : « conquête progressive de la lumière et de la couleur », plus influence de Turner et Constable.

Chapitre III : apport des impressionnistes : éclaircir la palette, apporter la lumière, mais de manière instinctive. »L’impressionniste s’assied au bord d’une rivière »

Chapitre IV : apport des néo-impressionnistes : méthode précise et scientifique, guidée par la sensation, harmonise la composition et la palette au thème, au sentiment peint. C’est une reconstruction mentale. »Soumettant ainsi la couleur et la ligne à l’émotion qu’il a ressentit et qu’il veut traduire, le peintre fera œuvre de poète de créateur. »

Chapitre V : touche divisée qui permet le mélange optique.

Delacroix : hachures- impressionnistes : virgule- Néo-impressionnistes : touche.

Evolution de la touche qui poursuit le même but : « donner à la couleur le plus d’éclat possible.

Cautions scientifique : Chevreul, Charles Blanc ; O.N.Rood.

Ce texte aura une influence considérable sur les peintres jusqu’à la veille de la première guerre mondiale. Etant le seul traité théorique mais aussi technique. Au moment où l’on croit à l’avènement d’un art nouveau : l’art de la couleur.

Il influencera aussi bien : Matisse ; Kandinsky, Klee, Mondrian, Severini, Gleyre, Kupka, Ozenfant.

C’est en revoyant les Poseuses de Seurat dans la boutique du Père Vollard, que Signac réalise sa propre évolution plastique :

  • Sa touche est devenue plus large, est moins serrées, introduisant plus de nuance. Son goût pour les compositions bien construites aux cadrages équilibrés, rythmés, ce qui ce fait par un long travail préparatoire sur le motif, à l’aquarelle, dessin, ou pastel, pour ensuite recomposer en atelier.

La série des arbres : Le pin Bonaventure, Les Cyprès, Les platanes. Exposées au printemps 1894, montre l’évolution de ses lignes et son gout pour l’arabesque.

Signac est un « touriste », continue également ses voyages, qui sont pour lui la source de sont répertoire d’images, il va à Venise un an après Cross, et ira jusqu'à Constantinople. Il ramène de ses excursions une importante iconographie, dessins, photos, aquarelle. Qui lui permettent de composer ses tableaux. Il se désigne comme « aquarelliste-trotter » !

Il participe régulièrement au salon des indépendants, dont il devient le président en 1909, mais à également des expositions personnelles chez Druet, ou Bernheim jeune. Il y consacre beaucoup de temps et d’énergie Et cherche a préserver l’esprit des indépendants : une ouverture sans restriction a tous les artistes.

Matisse : Ce texte a une grande importance pour Matisse dès 1899. Invité par Signac en 1904 à St Tropez, où il rencontre également Cross. Signac souhaite l’initier au divisionnisme. Matisse qui est a moment de recherche, s’inspirera des préceptes néo pou son un tableau : Luxe Calme, et volupté, qui sera acheté par Signac. Pour Matisse le passage au près de Signac et de cross lui permettre de « débloquer » sa peinture et de sauter le pas, il continuera à appliquer la loi du contraste simultané des couleurs, mais se dégagera de la touche divisionniste, pour travailler en à plat… naissance du Fauvisme.

Signac est un collectionneur : il achète des tableau a ses contemporains, Seurat, Cross, Luce, Matisse, Degas, Monet, Marquet, Camoin, Van Dongen, Pissarro, Guillaumin, Renoir, Cézanne, Bonnard Van Rysselberghe, Van Gogh.

La première guerre Mondiale est un moment douloureux pour Signac qui est un grand pacifiste, en effet toute sa vie fut marqué par ses engagements politique fort, que ce soit au près des anarchistes, comme un des premiers signataire du j’accuse de Zola.

Cette période sera consacrée à la littérature il étudie Stendhal en particulier. Il peint très peu. Mais en 1928, un amateur, Gaston Lévy lui commande « les ports de France », qui le conduit dans un nouveau voyage, son dernier voyage est celui qui fera en Corse, toujours à la recherche de nouveaux paysages.

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