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Art-Histoire-Littérature

La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral

25 Mars 2015 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
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La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral
La nouvelle tapisserie : Olga de Amaral

Olga de Amaral : née en 1932 à Bogota en Colombie, elle fait dans un premier temps une formation d’architecte, en Colombie, puis elle étudie le textile et la fibre à l’académie d’art de Cranbrook (Michigan), cette formation déterminera sa carrière, car elle décide de se consacrer au tissage, devenu « sa raison d’être, une vision du monde, un mode de vie ».

A son retour en Colombie, elle se forme aux techniques de tissage traditionnelles colombienne, cette riche tradition textile sera une source d’inspiration inépuisable. Des vêtements noir et blanc des indiens Arahuacos, aux paniers tissés de fibres végétales des indiens d’Amazonie.

Son œuvre prend ses racines dans ses recherches, et son exploration de la culture colombienne, et par la même de son identité. L’architecture, les mathématiques, le paysage, ainsi que la culture colombienne, faite de son héritage indien, mélanger à la culture des conquistadores. Tous cela sont les sources d’inspiration qui irrigue son œuvre.

Elle investi le champ du tapis au point noué et la tapisserie de haute lisse, le métier à tisser lui offre plus de liberté. Elle perçoit que la chaîne verticale « était par elle-même espace et volume : une matière à pénétrer, à plier aux exigences de nouvelles structures tridimensionnelles ». Cette liberté de la chaîne lui donnera toutes les audaces. Elle fabrique ses propres fils, qui auront des textures et des épaisseurs différentes, certains auront plusieurs centimètres d’épaisseurs. Ces tapisseries deviennent ainsi de plus en plus imposantes et s’affranchissent du mur. Pour devenir des « murs de tissage », inaugurant une série « Murs tissés » dont chacun pouvait mesurer jusqu’à 5, 50 mètres de haut sur 3, 50 mètres de large et peser cent kilos.

En1967, elle participe à la 3e Biennale internationale de la tapisserie à Lausanne, où elle reviendra à huit reprises jusqu’en 1995, date de la dernière biennale. Elle est alors reconnue comme une pionnière de la « Nouvelle Tapisserie » au même titre que Magdalena Abakanowicz en Pologne, Jagoda Buic en Yougoslavie ou Josep Grau Garriga en Catalogne.

« Le jury et le public remarquent le travail de Olga de Amaral. Sa tapisserie de 1981 résume en quelque sorte l’ensemble de ses travaux. Olga de Amaral est toujours restée fidèle à la tenture murale. Dès 1955, elle a mis sur pied une petite entreprise de tissage. Dans son atelier, on travaille sur de petits métiers, ainsi qu’elle l’a vu faire dans les tribus indiennes de son pays. Ces métiers ne dépassent pas 24 cm de largeur au maximum. Aux États-Unis, on désigne ce genre de tissage sous le nom de ‹Narrow Fabrics›. Amaral adapte diverses techniques à ces petites installations, notamment des entrelacs et autres méthodes personnelles. On retrouve dans toutes ses tentures son écriture si particulière, qu’on ne saurait confondre avec une autre. Elle travaille les matériaux souples tels que lin, laine et coton, qu’elle teint avec des colorants naturels. Parfois aussi, elle colore simplement ses fils avec de la craie. Ses structures à deux dimensions présentent une harmonie parfaite entre la technique, le matériau et la couleur. » Erika Billeter

La fin des années 70 la conduit à Paris, c’est une période où elle réalise des œuvres plus petites, et plus intimes. Elle commence alors à utiliser des matériaux tel que l’or, (qui deviendra sa marque de fabrique), et des fibres végétales différentes tel que le luffa, et le gaïac. Elle tisse des bandes préalablement tissées et enduites de gesso, de pigment d’or et d’argent, elle tisse ainsi des matériaux qui évoquent, et subliment les richesses de l’Amérique du sud. Elle transforme une tapisserie bidimensionnelle en sculpture, elle investie l’espace et parvient à conjuguer en uneseule œuvre peinture, sculpture, tapisserie et sculpture. Les matériaux qu’elle utilise ainsi que les techniques qu’elle invente au fur et à mesure de son cheminement rendent cette artiste inclassable. Elle est cependant une figure importante de l’abstraction latino américaine.

Elle réalise des installations de fibres colorées qui conjuguent, tapisserie, peinture et sculpture.

Elle enseigne les techniques de tissage à l’Universidad de los Andes, à Bogota (dès 1965), puis aux États-Unis et au Japon.

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