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Art-Histoire-Littérature

La tapisserie moderne: la galeriste Denise René et Vasarely

13 Mars 2015 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

La tapisserie moderne: la galeriste Denise René et Vasarely
La tapisserie moderne: la galeriste Denise René et Vasarely
La tapisserie moderne: la galeriste Denise René et Vasarely
La tapisserie moderne: la galeriste Denise René et Vasarely

Denise René, galeriste renommée défendant l’art abstrait, participera elle aussi à cet éveil de la tapisserie, en travaillant avec Aubusson afin de faire des tapisseries à partir d’œuvres d’artistes présentés dans sa galerie, Albers, Vasarely, Arp eurent ainsi certaines de leurs compositions transformées en tapisserie.

Denise René n’aura pas qu’un simple rôle d’intermédiaire de vente, elle aussi éditer de Tapisserie, c’est adire qu’elle finance la réalisation de tapisseries par les ateliers Tabard d’Aubusson.

Tabard recherche de nouveaux des circuits commerciaux afin de diffuser ses créations, et Denis René sera un partenaire important, elle décide donner son exclusivité aux ateliers Tabard, et ainsi permet à ce dernier de réaliser des tapisseries avec de grands noms de l’art contemporain, il réalisera des tapisseries à partir de cartons de Arp, Vasarely, ou encore Sonia Delaunay.

La collaboration avec Vasarely sera un moment d’évolution technique, en effet se dernier va développer le carton photographique, ce qui sera une vrai révolution pour les artisans liciers. Cette technique va de plus augmenter la nécessite de rapports étroit entre le licier et le cartonnier.

C’est en 1951, que Vasarely un des artistes pionnier de L’Op’ art alors un des artistes présenté dans la galerie Denise René, souhaite collaborer avec Aubusson, c’est avec François tabard qu’il prend contact, ils travailleront ensemble jusqu’en 1976.

Ce qui intéresse tout particulièrement Vasarely dans la tapisserie, c’est la monumentalité, et un support qui peut être intégrer à l’architecture. Il peut ainsi vérifier les effets d’optiques déployés sur de grandes surfaces. Le travail sur les effets optiques de Vasarely implique une attention toute particulière à la couleur, ce qui permit aux ateliers Tabard de déployer un savoir faire en terme de teinture. De plus la précision des lignes est également nécessaire, ce qui oblige les liciers à s’adapter à de nouvelles exigences. Différente de collaboration Tabard–Lurçat, la collaboration Tabard –Vasarely, a permit aux ateliers Tabard de développer d’autres aspects techniques de leur art.

Denise René éditera des tapisseries de plusieurs artistes de sa galerie, comme par exemple, Calder, ou encore Mortensen. En 1952, l’exposition « 12 tapisseries inédites » ; permettra de mettre en avant la collaboration des ateliers Tabard d’Aubusson avec Denise René, cette exposition montre des tapisseries aux cartons exécutés par, Vasarely ; Fernand Léger, Le Corbusier, Deyrolle, Mortensen, Arp…

La particularité de ses éditions, c’est bien sur le carton abstrait, à un moment ou la tapisserie moderne est dominée par les cartons décoratifs de Lurçat, Picart-Le-Doux. Richard Mortensen, réalisera 14 tapisseries avec l’atelier Tabard.

Toutes les expériences ici évoqué montre un travaille de licier–interprète et non de licier-créateur comme c’était le cas en Allemagne.

Dans les années 70, certains artistes comme Mario Prassino revendique toujours cette séparation entre l’artiste-cartonnier et le licier, mais en soulignant que l’artiste doit réfléchir avec les impératifs techniques de la tapisserie. Le carton de tapisserie à ceci de particulier qu’il est aussi le moyen de concevoir une œuvre comme multiple, les artistes considèrent le carton comme la matrice ; (ici on peut faire un parallèle avec les techniques qui permettent une œuvre multiple, telle que la gravure, la sculpture, la photographie). Cette conception particulière de la réalisation de la tapisserie à partir d’un carton peut se concevoir comme une démarche proche de l’art conceptuel, où l’artiste est pur concepteur et délègue le faire à l’artisan.

Cette réflexion particulière propre à certain artiste, exclue la variable qu’est le licier, qui cependant n’est pas une machine et qui a une marge d’interprétation du carton. C’est cette marge d’interprétation que mettront en avant les défenseurs de la tapisserie français, présentant cartonnier et licier comme un vrai binôme, créant une œuvre originale.

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