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Art-Histoire-Littérature

introduction à la sculpture : du cubisme au constructivisme

8 Mai 2015 , Rédigé par Anne-Maya Guérin

Tatline -contre relief

Tatline -contre relief

Anton Pevsner, Naum Gabo
Anton Pevsner, Naum Gabo
Anton Pevsner, Naum Gabo

Anton Pevsner, Naum Gabo

Katerina Kobro
Katerina Kobro

Katerina Kobro

Malevich , architectones
Malevich , architectones

Malevich , architectones

Georges Vantongerloo
Georges Vantongerloo
Georges Vantongerloo

Georges Vantongerloo

Tatline, maquette pour la 3eme internationale

Tatline, maquette pour la 3eme internationale

Itten, la tour de feu.

Itten, la tour de feu.

A la veille de la première guerre mondiale les échanges artistiques sont importants entre la Russie et Paris, en effet les artistes qui se rassemblent et expose sous le titre « valet de carreau », admirent l’avant garde parisienne et le cubisme en particulier, mais aussi grâce a des personnalités comme Tatline, qui est à Paris en 1913, et y encontre Picasso, chez qui il découvre la peinture mais aussi les assemblages cubistes. Frappé par les « constructions » fabriquées par Picasso dans son atelier, plaçant le spectateur comme dans le même espace que la sculpture, ou plutôt faisant réellement sortir le tableau du mur.

De retour à Moscou, Tatline commence à réaliser des reliefs directement inspiré de ce qu’il a vu chez Picasso. Tatline va très rapidement évoluer vers un travail abstrait. « Un matériau réel dans un espace réel » ; Il fait ce que l’on pourrait appeler une sculpture formaliste, où les éléments sont combinés de manière à sculpter l’espace. Contre relief, les éléments sont accrochés dans l’angle du mur, révélant à la fois l’architecture environnante et entrant dans l’espace du spectateur.

A la même époque deux autres artistes russes sont à Paris Antoine Pevsner et son frère Naum Gabo. Ils rejoindront les écoles d’art révolutionnaires de Moscou dans les années 20.

La tête construite n°2 de Naum Gabo, 1916. S’ inscrit dans la lignées de la sculpture cubiste inspirées par Picasso, mais la grande nouveauté est qu’ici le sculpteur ne sculpte pas dans la masse comme le faisait Picasso, mais utilise des feuilles de tôle pour structurer et délimité des espaces vides. Gabo comme Pevsner travail des matériaux nouveau, comme le celluloïd, ou des éléments manufacturés, fonctionnant par assemblages, ils semblent travailler l’espace, sculpter le vide. « Nous nous appelons constructivistes, parce que nos tableaux ne sont plus peints, ni nos sculptures modelées, mais au contraire construite dans l’espace à l’aide de l’espace. »

Ils ne sont plus dans une conception symboliste de la sculpture traduisant un sentiment, mais conçoivent leurs sculptures comme des objets industriels numérotés, c’est une sculpture abstraite et qui travaille à rendre visible des forces dynamiques projetées dans l’espace.qui laisse notre regard pénétrer dans son espace propre.

Ce sont des sculptures d’ingénieurs, des sculptures utopistes voulant montrer ce que serait un monde meilleur.

D’autres artistes issus des « VUKHTEMAS » (ateliers supérieurs d’art et technologie), comme Katarzyna Kobro vont travailler aussi sur des sculptures « spatiales », mais plus inspirées du suprématisme que du constructivisme. Ces recherches vont aboutirent a des réalisations qui se concentrent sur l’espace, la lumière et le mouvement. Utilisant des moyens nouveaux comme la photo ou le cinéma. Un des lieux « carrefour » de cette recherche est l’école du Bauhaus où rassemblant des artistes suisses, allemands, hongrois, Russes, Hollandais. Ses artistes qui émigreront vers l’Angleterre ou les Etats Unis au cours des années 30, auront une influence décisive sur l’évolution de la sculpture après la deuxième guerre mondiale.

Ce moment d’intense recherche verra naitre les premières sculptures cinétiques :

Sculpture cinétique Naum Gabo 1920, la sculpture suprématiste avec les architectones de Malevitch, ou Strezminsky, volumes se déployant dans l’espace, avec des points de tension. Ces volumes sur des recherches pour une architecture moderne.

Il faut souligner ici que pour la première fois un lien réel existe entre architecture et sculpture. La sculpture n’est plus un ornement de l’architecture, mais est un moment de recherche sur le volume et l’espace afin de réaliser des architectures aux qualités sculpturales.

Ces recherches sont reprises en Polognes par Kobro, et en hollande par Vantongerloo. Son travail de sculpture s’inspire aussi biens des recherches suprématistes, que des recherches néoplastiques. Il explore la forme, cherchant à révéler les forces dynamiques qui l’habitent, que ce soit de manière plus intuitive ou bien mathématiques, Vantongerloo, travail sur l’espace la lumière et le flux d’énergie (mouvement). Laslo Moholy Nagy travail aussi sur l’espace la lumière et le mouvement lorsqu’il crée son modulateur espace-lumière, l’appareil muni d’un moteur qui fractionne et projette la lumière. Œuvre cinétique, elle est à la fois une sculpture, et une machine à sculpter la lumière. Moholy Nagy, va grâce a son appareil photo garder des traces des ambiance lumineuses crées par le modulateur. Cette œuvre allie des aspects de la « sculpture d’ingénieur » constructiviste, que ceux de la sculpture métaphysique des suprématistes.

De nouveaux monuments.

Ces recherches vont aboutir à des grands projets, des monuments qui reprennent une des fonctions classiques de la sculpture, mais en gardant les principes d’une sculpture « construite » : ces projets ont pour point commun une forme abstraites, et une ligne principale s’élevant dans l’espace.

Ces monuments sont :

-le monument à la troisième internationale de Tatline 1919-1920 (jamais construit), depuis la construction de la tour Eiffel, puis des gratte-ciels à New York et Chicago, réaliser un monument aux dimensions colossales qui s’élève dans l’espace est devenu synonyme de modernité. Tatline imagine une architecture hélicoïdale qui devait s’élevé à plus de 400 mètres, suivant une inclinaison égale à l’axe de rotation de la terre, à la quelle était suspendu des volumes sur trois niveaux, salles de congrès, salles de réunions qui devait tourner sur eux même, en un an, un mois, un jour. S’accordants au rotation des planètes. Ces salles auraient eu des parois de verre résillé. Cette tour, ne sera jamais construite mais la maquette sera présentée jusqu’en 1926 a chaque défilé du 1er Mai ; faite "de fer, de verre et de révolution ».

-la tour de feu de Johannes Itten 1919-1920, (sorte de monument médiumnique, qui permet une union spirituelle et psychique avec les morts, dont il fera un modèle en métal et verre de couleur.) Johannes Itten réalise un modèle de plus de trois mètre de cette tour, sorte de nouvelle cathédrale, mais dont la forme est dictée par un calcul de proportions mathématiques superposition de cubes dont la taille décroit à chaque étages et dont trois angles sont relier par un arc de métal donnant à l’ensemble une dynamique ascensionnelle. Cette tour devant être érigée sur l’aérodrome de Weimar le projet ne put être réalisé.

-le monument à la mémoire des syndicalistes tués lors du putsch de Kapp1922 par Walter Gropius. Situé au cimetière de Weimar, en béton armé. Sorte de pyramide cubiste s’élevant de manière très dynamique, ce qui créer un fort contraste avec la le matériaux : béton, formant de larges blocs très massifs. Seul le monument de Gropius sera réalisé.

-Naum Gabo dans sa sculpture colonne, réalise une œuvre dont l’élévation et la verticalité, réalisée « en structure « avec du plexiglass donne à l’ensemble une légèreté inégalée.

-Brancusi réalise une colonne sans fin inspirée des poutres sculptées de l’habitat traditionnel roumain, s’élevant dans l’espace.

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